Le Vase Brisé   2 comments

Ce poème m’avait beaucoup marqué alors que, timide adolescent, je venais de subir une petite "peine de coeur". L’ayant partagé récemment avec une amie à laquelle je suis beaucoup attaché, l’envie m’est venue de le partager avec d’autres amies et amis, aussi je vous en souhaite une bonne lecture.
(Si vous désirez connaître mes sources, voyez ci-contre, en haut et à droite, sous l’espace de mon anniversaire, l’adresse y est déposée à votre intention)
 Le vase brisé
  – (Recueil : Stances et poèmes)

 René-François SULLY PRUDHOMME

 Le vase où meurt cette verveine
 D’un coup d’éventail fut fêlé ;
 Le coup dut effleurer à peine :
 Aucun bruit ne l’a révélé.

 Mais la légère meurtrissure,
 Mordant le cristal chaque jour,
 D’une marche invisible et sûre
 En a fait lentement le tour.

 Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
 Le suc des fleurs s’est épuisé ;
 Personne encore ne s’en doute ;
 N’y touchez pas, il est brisé.

 Souvent aussi la main qu’on aime,
 Effleurant le coeur, le meurtrit ;
 Puis le coeur se fend de lui-même,
 La fleur de son amour périt ;

 Toujours intact aux yeux du monde,
 Il sent croître et pleurer tout bas
 Sa blessure fine et profonde ;
 Il est brisé, n’y touchez pas.

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Publié 31 janvier 2008 par micdec dans Poésie

2 réponses à “Le Vase Brisé

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  1. c’est vrai qu’il est beau ce poème

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