Etes vous stressées ????   2 comments

LE STRESS, VOUS CONNAISSEZ ?

 

Vous avez tous, un jour ou l’autre, connu le stress sans le savoir, Jambes molles, mains moites, respiration accélérée, blocage momentané des capacités mentales: c’est le « trou noir » qui vous guette lorsque vient votre tour de prendre la parole dans une réunion importante. C’est le stress aigu.

 

D’autres manifestations sont possibles : les troubles du sommeil, un sentiment de tension permanente, de la fatigue « pour un rien », tous révélateurs du stress par anticipation. Celui que l’on connaît lorsque circulent, dans les couloirs, des rumeurs de fusion ou de restructuration, et que l’on craint pour son emploi. Stress provoqué par la perception d’une échéance importante considérée comme menaçante.

 

La troisième et dernière forme du stress prolonge, en fait, la précédente, lorsque les situations anticipées deviennent permanentes sans que se modifie l’attitude de l’individu par rapport à elles. Un problème de commandement non réglé, qui à la longue vous « empoisonne la vie », une situation dégradée, pourrissante, dans un service, en sont la parfaite illustration. S’ensuivent les symptômes du stress chronique :’ une plus grande sensibilité aux maladies, aux troubles cardiaques, aux troubles de l’appareil digestif et une tendance à la dépression nerveuse.

 

Mais qu’est-ce au juste que le stress ? Deux auteurs (1) proposent cette définition : « Le stress est l’état dans lequel se trouve un individu lorsqu’il perçoit un déséquilibre entre les exigences d’une situation et ses capacités à y répondre, dans des conditions où l’impuissance à répondre à ces exigences aurait des conséquences importantes. »

Cette définition fait ressortir deux points importants. D’une part, le stress est un déséquilibre introduit dans la relation de l’homme à son environnement. Pour le rétablir, la situation doit changer ou l’homme doit s’adapter. D’autre part, il ne résulte pas toujours de la confrontation directe entre un individu et une situation. Mais il peut aussi provenir de l’anticipation qui est faite de certaines situations.

 

Enfin, un même déséquilibre peut être perçu différemment selon les individus et ressenti soit comme une stimulation, soit comme une contrainte. D’ailleurs, un certain niveau de stress est non seulement inévitable, mais utile. Comme réponse de l’organisme à toute demande qui lui est faite, le stress est le moteur de l’existence, le ressort de l’action.

 

Cependant, les aspects négatifs du stress peuvent devenir préoccupants. En témoignent ces chiffres, issus d’une étude britannique (dont l’équivalent n’existe pas en France). Selon le docteur Ian Almond, 23 millions de journées de travail seraient perdues chaque année en Grande-Bretagne à cause du stress. En effet, le stress est à l’origine d’une part importante des névroses et des maladies psychosomatiques (auxquelles on attribue chaque année, respectivement, 30 millions et 10 millions de journées perdues). Ces deux affections représentent, à elles seules, 13% du total des congés maladie. Ce praticien, directeur adjoint du centre Bupa à Manchester, chiffre enfin le coût du stress britannique à 3 milliards de livres par an. Un actif sur quatre serait touché, à des degrés divers.

(NB:je rappelle que ces chiffres étaient valables en 1986) 

 

Devant ce triste tableau, que peut-on faire? Comment se prémunir ? La réponse suppose de connaître les trois grands paramètres du stress, pour savoir sur lequel agir.

 

Le premier tient à la prévision des événements : l’événement le plus pénible, le plus stressant, est celui qui a une chance sur deux de survenir. L’incertitude qui en résulte (sur l’arrivée aussi bien que sur la nature d’un événement) empêche simultanément de se préparer et d’établir des prévisions.

 

Deuxième paramètre : le contrôle des situations. Avoir le sentiment que l’on peut sortir d’une situation de sa propre initiative procure une meilleure tolérance au stress. D’où l’intérêt de disposer du pouvoir de modifier la situation, de décider de ce que l’on fait et comment le faire, à quel moment et selon quel rythme.

 

Troisième facteur : connaître le résultat de ses" propres actes (feed-back). « Cette connaissance peut même aider à surmonter le stress », expliquent Hans Faber et Françoise Ghertman (1). Le manque de sommeil dans le travail posté détériore la performance. Mais si les résultats sont régulièrement communiqués, la performance n’est presque pas affectée.

 

Quelle stratégie mettre en œuvre pour surmonter le stress ? Aménager les conditions de travail, réagir constituent les deux grandes réponses possibles. La première option conduit à rechercher (ou diffuser) une meilleure information sur l’avenir plutôt que de laisser faire la rumeur (facteur prévision). Le contrôle sur la tâche renvoie aux diverses techniques d’élargissement des tâches ou de travail en groupe autonome. Le retour d’information s’améliore lorsqu’on adopte une rotation des tâches ou leur enrichissement.

 

Les réactions physiologiques face au stress, qui sont spontanées, prennent deux allures, l’une passive, l’autre active. Réactions actives : la fuite ou la lutte. Par exemple, investir dans le sport pour compenser des problèmes de travail ; ou bien, si on l’estime possible, maîtriser et éliminer ces problèmes.

 

D’une manière générale, toute activité (fuite ou lutte) vaut mieux que la passivité. La fuite réduit le stress, la lutte l’élimine, la passivité ne change rien. Elle fait illusion à court terme (par exemple, nier qu’il y a un problème). Mais à la longue, continuant d’exercer son influence, le déséquilibre peut provoquer un état de stress chronique.

 

En résumé, une bonne façon de surmonter le stress est d’essayer de maîtriser la situation en la mettant sous son propre contrôle. Donc rechercher le maximum d’informations que l’on analysera comme les données d’un problème à résoudre. En se préparant au plus grand nombre de cas possibles parmi ses situations de travail.

 

Cette synthèse à été réalisée a partir d’un exposé de  Michel BORCIER en février 1986, mais, hélas, le stress n’a fait que progresser depuis.

 

(1)  « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le stress… », Ronéo. Hans Faber (Laboratoire de psychologie du travail. Ecole des hautes études en sciences sociales) et Françoise Ghertman (division analyse de fonctionnement, EdF).

 

Elargissement du problème :

 

A FAIRE

 

A.   Identifiez vos sources de stress. Agissez sur celles que vous contrôlez.

B.    Déléguez davantage.

C.    Levez-vous quinze minutes plus tôt chaque matin pour flâner et vous relaxer avant de partir au travail.

D.   Entrecoupez votre temps de travail de pauses, même brèves.

E.    Ecoutez plus, parlez moins. Réduisez l’ampleur des conversations (et donc leur durée) au strict nécessaire.

F.    Apprenez à dire non.

 

A EVITER

 

A.   De   courir  après   le temps. Il faudrait même se brosser les dents le plus lentement possible et cesser de grimper les escaliers quatre à quatre !!.

B.    L’impatience. Un des plus  mauvais signes: vous finissez les phrases des autres à leur place.

C.    De courir deux lièvres — ou plus — à la fois

D.   De se mêler de toutes les conversations en cherchant à avoir le dernier mot.

E.    De se sentir coupable de se relaxer.

F.    De vivre en permanence sur une corde raide, en n’accordant aucune marge à l’imprévu et en surchargeant ses horaires.

G.    De chercher à rivaliser avec autrui dans des compétitions, manifestement inutiles.

 

 

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Publié 22 février 2008 par micdec dans Santé & bien-être

2 réponses à “Etes vous stressées ????

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  1. Merci Michel, pour tes gentils écrits.
    Le texte de ton ami est magnifique en effet.
    Mais je m\’arrête la, je te mettrai un com sur ton livre d\’or,
    Car j\’ai pour habitude,
    par respect à la personne de ne donner mon avis sous le billet,
    Que de ce qu\’il y a d\’écrit, en l\’occurence ici: le stress
    Sujet au combien d\’actualité!!!
    Maladie du siècle, et de cette vie à 100 km/h !!!
    Qui peut se vanter de ne pas avoir connu cet état durant sa vie..??
    Justement en ce moment, j\’apprends à le gêrer.
    Car je suis devenue avec les mauvais coups de la vie,
    Quelqu\’un de fonçièrement passive, ce qui n\’était absolument pas le cas auparavant.
    Réapprendre à dire non, sans être aggressif, sans chercher à se justifier.
    Le sport aide beaucoup, c\’est vrai.
    J\’ai souvent fuit la réalité ces dernières années.
    Mais je soigne !!! ;-)))
     

  2. Bsr Michel,
    J\’ai connu aussi Raja…à cette époque.
    Bonne soirée ou nuit à toi

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