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 Sachez lire vos analyses

Du fait de mes dialyses tous les deux jours, une analyse de sang m’est pratiquée chaque semaine et, ayant découvert cet article dans mon journal préféré, j’ai décidé de partager avec vous ces informations plus qu’intéressantes.

 

Examens

Pas facile de trouver le bon chiffre et de comprendre les multiples sigles alignés sur la feuille de résultats d’une analyse sanguine. Voici comment décrypter les plus courants.

«VOUS RECEVREZ LES RÉSULTATS CHEZ VOUS », annonce le laborantin après avoir effectué une prise de sang. Oui, mais il faut un peu d’expérience pour décrypter le Verbatim médical et les chiffres qui se retrouvent dans votre enveloppe. Taux de leucocytes par microlitre, volume globulaire moyen en femtolitre… Dans son ouvrage « Lire et comprendre ses analyses médicales »*, qui vient de paraître, la docteur Mary Liber passe au crible 37 examens pour aider les patients à mieux saisir ce jargon scientifique. « On prescrit toujours plusieurs analyses en même temps, rappelle le médecin généraliste Yves Djian. Ce n’est pas avec un seul résultat qu’on va pouvoir établir un diagnostic. » Alors comment déchiffrer les vôtres ? Voici quelques réponses.

 

La numération formule sanguine (NFS)

« Lorsque mes patients veulent effectuer un bilan annuel, je leur prescris systématiquement la NFS. Elle permet de vérifier le nombre de globules rouges et blancs », souligne le docteur parisien. Les globules rouges, appelés hématies sur le compte rendu du laboratoire, véhiculent l’oxygène des poumons au reste des organes. Pour vérifier que vous en avez en quantité suffisante, vous devez comparer vos résultats à ceux inscrits dans la colonne « valeurs usuelles ». A titre d’exemple, un homme compte en moyenne 4,6 à 6,2 millions d’hématies par mm3. Si vous en avez 3,2 ou 8,1 millions, il y a un problème ! Les globules blancs, eux, surnommés leucocytes, sont indispensables au système immunitaire. En plus de la NFS, votre médecin surveillera également vos plaquettes sanguines, essentielles à la coagulation. Si toutes ces analyses présentent des résultats anormaux, cela peut être le signe d’une infection ou de maladies plus graves, comme la leucémie.

Le cholestérol

Le cholestérol est un lipide fabriqué par le foie, également présent dans de nombreux aliments (viande, charcuterie, produits laitiers…). Lorsque le corps en renferme en trop grande quantité, le cholestérol bouche les artères, augmentant les risques de maladies cardiovasculaires. « Mais, en réalité, on s’intéresse surtout aux taux de bon et de mauvais cholestérol », nuance Yves Djian. Le bon, baptisé HDL, permet d’éliminer le cholestérol de l’organisme. Le mauvais, surnommé LDL, le propage. « Ce qui compte, c’est qu’il y ait un équilibre entre les deux », complète le médecin.

Le fer

Ce sel minéral est indispensable à la fabrication des globules rouges. Un manque de fer peut entraîner une anémie, assez courante durant la grossesse ou la croissance. Une concentration trop élevée peut être causée par une ingestion excessive de fer, une intoxication au plomb ou encore une maladie héréditaire. Le médecin mesurera également votre taux de ferritine, la protéine qui stocke le fer dans l’organisme.

Le glucose

Ce sucre, présent à l’état naturel dans le corps, est l’une de nos principales sources d’énergie. On le retrouve également dans de nombreux aliments.

« En vérifiant le taux de glucose, on peut mesurer la glycémie », explique le généraliste. Au-dessous des valeurs usuelles, les patients souffrent d’hypo-glycémie, au-dessus d’hyperglycémie, signe de diabète.

La créatinine

La créatinine est un déchet de la créatine, un acide aminé naturel essentiel à la contraction musculaire. Son taux varie en fonction de la masse musculaire du patient, il est donc généralement plus élevé chez les hommes. « On le calcule pour vérifier le bon fonctionnement des reins », complète le spécialiste.

Les transaminases

Ces enzymes sont essentiellement présentes dans le foie. Dans les analyses médicales, on les retrouve souvent sous deux sigles : ASAT (aspartate aminotransférase) et ALAT (alanine aminotransférase). « Les transaminases peuvent être plus élevées chez une personne qui boit trop d’alcool », note Yves Djian. Des taux supérieurs peuvent également être le signe d’hépatites (maladies du foie).

HÉLÈNE HAUS AVEC JEAN-BAPTISTE CANTILLON

Le Parisien du lundi 6 avril 2015

 

* « Lire et comprendre ses analyses médicales », aux Editions du Puits-Fleuri. 8,90 €.

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Publié 6 avril 2015 par micdec dans LIRE SES ANALYSES, Santé & bien-être

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