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LE GLUTEN Tout ce qu’il faut savoir   4 comments

 GLUTEN – TOUT CE QU’IL FAUT SAVOIR

SANTÉ. Les régimes sans gluten ont la cote et s’affichent partout. Mais quels sont les dangers réels de la fameuse protéine et leur échelle de gravité ? Notre dossier vous aide à y voir plus clair.

 

LE SUCCÈS DES MENUS ET PLATS SANS GLUTEN N’EST PLUS À FAIRE : ceux qui les ont adoptés, sportifs, hommes politiques, vedettes du show-biz le clament haut et fort. Mais le phénomène ne se limite pas aux « people ». Tous les grands de la distribution en ont de pleins rayons pour contenter les consommateurs. La SNCF, Air France s’y mettent aussi ; des boulangeries s’affichent «gluten free», comme des chefs de restaurants étoilés. Plus fort : cosmétiques et sites de rencontres surfent sur la mode du « no-glu »… Si l’on parle de plus en plus d’intolérance au gluten, celle-ci a en fait été découverte il y a soixante-cinq ans par un pédiatre hollandais. Depuis, la recherche a permis de mieux connaître l’anomalie génétique qui pousse l’organisme à détruire certaines de ses cellules (voir infographie pages B et C). On parle de maladie auto-immune. Les problèmes liés au gluten touchent en réalité quatre catégories de personnes. Il importe de ne pas confondre la maladie avec d’autres symptômes, eux aussi liés à la fameuse protéine que l’on retrouve par exemple dans le blé ou l’orge.

L’intolérance

On l’appelle la maladie cœliaque. Elle touche environ 1% de la population mais quatre cas sur cinq ne sont pas diagnostiqués. L’intolérance au gluten est sournoise et donc difficile à déceler. Certains patients peuvent n’éprouver qu’un seul symptôme (diarrhée ou anémie), tandis que d’autres peuvent connaître, par exemple chez les plus jeunes, de nombreux désagréments : vomissements, retard de croissance, anomalies de l’émail dentaire, irritabilité, modifications du comportement, retard de la puberté…

L’allergie

Elle est immédiate, on est en contact avec l’allergène et on développe immédiatement des symptômes, parfois très graves comme un œdème de Quincke. La consultation d’un allergologue est indispensable pour éviter des complications lors d’un nouveau contact avec le gluten.

L’hyper-sensibilité

Celle-ci touche un beaucoup plus grand nombre de personnes puisque les chiffres varient de 6% à près de 30% de la population, en fonction du niveau de perception par chaque individu. Ce n’est pas une maladie, c’est un ressenti : digestion parfois plus lente, sensation de ballonnement, etc. Il est prudent de consulter d’abord un médecin qui prescrira des analyses et orientera vers des aliments de remplacement… si l’hyper-sensibilité est bien réelle. Les causes en sont encore mal connues même si la réduction des anticorps naturels et les modifications des modes de production sont souvent mises en cause.

Le choix d’un mieux-manger

Ceux, très nombreux, qui consomment depuis longtemps trop de pâtisseries, de pizzas et de sauces en boîtes ont quelques raisons de se sentir ballonnés. Probablement sont-ils également en surpoids. Ils sont alors bien inspirés de préférer les légumes et les fruits frais, de manger moins de pâtes avec moins de sauce… Faire attention au gluten est peut-être simplement le début de la sagesse alimentaire. Attention, là aussi à ne pas avoir de carences : aucun « régime », quel qu’il soit, n’est inoffensif. Bien sûr, de grands champions de tennis estiment être plus performants depuis qu’ils évitent le gluten. Il ne faut surtout pas oublier qu’ils sont suivis par un médecin et qu’ils ne seront jamais en situation de carence. Faites comme eux !

PRATIQUE

L’association française des intolérants au gluten organise des stages d’éducation nutritionnelle pour les enfants, les adolescents et les adultes, ainsi que des ateliers cuisine réservés à ses adhérents. On y apprend l’art de faire des pâtes à pains, des pâtes à tartes, et avec des produits strictement sans gluten.

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AFDIAG

¦ UN LOGO Ce logo garantit un produit dont la teneur en gluten résiduel ne peut dépasser20mg/kg. Il ne peut être utilisé par les industriels et les distributeurs qu’après signature d’un Contrat de licence pour l’utilisation de marque et de dessin.

Association française des Intolérants au gluten

 15, rue d’Hauteville – 75010 Paris Tél.: 0156 08 0822

Mèl.= afdiag@gmail.com :

http://www.afdiag.fr

 

Idées reçues, vraies… ou fausses sur Le Gluten

PRÉVENTION. La maladie cœliaque, qui rend le patient intolérant au gluten, peut avoir de graves conséquences. Heureusement, les personnes qui supportent mal la protéine ne sont pas forcément en danger.

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BIEN SÛR SI ON SOUFFRE… C’EST LA SEULE SOLUTION POUR RETROUVER LA SANTÉ et éviter parfois de très graves complications, ainsi que le souligne le professeur Cellier (page c). De même en cas d’hyper-sensibilité alimentaire, on se sentira beaucoup mieux en réduisant l’apport de gluten. On trouve désormais presque partout des «produits sans», soit dans les grandes surfaces d’alimentation, soit dans les magasins « bio ». L’un comme l’autre disposent de rayons «gluten free» où sont proposés la plupart du temps tous les ingrédients sans gluten permettant de continuer à cuisiner agréablement, soit des plats préparés garantis sans la fâcheuse protéine. Voici quelques affirmations, vraies ou fausses, pour en savoir un peu plus sur le gluten.

On peut se passer de gluten.

VRAI :  Pour ceux, l’immense majorité, qui ne sont ni intolérants, ni hyper-sensibles, ni allergiques, est-il possible de se priver de cette protéine agréable, celle-là même qui donne sa souplesse aux produits de boulangerie et de pâtisserie ? Comme le fait remarquer une diététicienne : « Si ces patients anti-gluten affirment se sentir mieux, pourquoi les priver de leur satisfaction ? L’essentiel est qu’ils sachent s’alimenter correctement en composant avec les céréales sans gluten comme le riz, le quinoa, le fonio, et le millet par exemple».

Le sans gluten améliore les performances sportives.

VRAI : selon certains médecins..Des Sportifs ont choisi de ne plus manger de gluten. Jo-Wilfried Tsonga a fait savoir qu’il l’avait retiré de ses repas comme l’avait fait avant lui Novak Djokovic. L’un et l’autre s’en trouvent fort bien. Les médecins du sport estiment souvent qu’une alimentation pauvre en gluten augmente les moyens de défenses immunitaires, aide à lutter contre les allergies, et surtout optimise la digestion : moins de ballonnements, digestion plus rapide, moins de soucis digestifs pendant l’effort. Le plus intéressant dans la démarche est justement que cette préoccupation du «bien se nourrir » soit valable pour nous tous : un sportif qui s’intéresse à une alimentation sans gluten est déjà un sportif qui réfléchit à son alimentation et donc qui mangera plus de légumes, de fruits, et… moins de pâtes et de pizzas.

Gastronomie et maladie cœliaque sont incompatibles.

FAUX :  La maladie cœliaque ne doit priver personne des plaisirs de la table. De nouvelles recettes sont publiées régulièrement et il existe des livres de cuisine consacrés au sans gluten. Par exemple : mousse de cappuccino et sucette de muesli, crème au matcha vanille et son topping muesli-framboise, club sandwich graines épinard et chèvre, salade de fusilli au sarrasin, pesto, tomates et pignons de pin, tartines du soleil à la tomate, tapenade, parmesan et basilic, le burger parisien, cheesecake vanille et pavot, tarte kiwi-mangue et noix de coco (sur le site Gerblé). Des restaurateurs ont relevé le défi : velouté de butternut relevé de pousses de réglisse, gambas poêlées sur une crème de chèvre, betteraves et pommes acidulées, agneau de lait mariné aux épices avec légumes étuvés au yuzu. Pour ces chefs d’un nouveau genre, les farines (riz, châtaigne, quinoa, sarrasin…) et les ingrédients (agar-agar, arrow-root…) remplacent la farine de blé, si pratique et… si riche en gluten.

Les produits de substitution nombreux et… remboursables

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Le Docteur Georgine Tixier, responsable scientifique indique un certain nombre de produits de substitution : riz, pomme de terre, tapioca, soja, pois chiches, sarrasin, quinoa, amarante, millet, sorgho, teff, fonio, maïs. Il s’agit de varier les plaisirs.

¦         Elle attire l’attention sur la nouvelle réglementation mise en place en Europe pour lés aliments sans gluten (règlement UE 828/2014 du 30 juillet 2014). Ce texte définit les catégories de denrées alimentaires pouvant revendiquer la mention «sans gluten» (< 20 mg de gluten/kg).

¦         Enfin, le Dr Tixier rappelle que certains produits peuvent donner lieu à un remboursement partiel il s’agit des farines, des pains, des pâtes et des biscuits sans gluten possédant une vignette spécifique. Ce sont les seuls produits remboursés partiellement pouvant être vendus hors du circuit pharmaceutique. Pour en bénéficier, il faut avoir fait l’objet d’un diagnostic sérieux (biopsie de l’intestin grêle montrant l’atrophie villositaire) et posséder une ordonnance du médecin traitant. Après accord préalable de la Caisse d’Assurance Maladie le remboursement se fait selon une base de remboursement précise (voir le guide édité par l’AFDlAG). Les modalités en sont identiques, quels que soient les circuits de distribution (grandes surfaces, magasins spécialisés, pharmacies…).

« Une maladie dont le traitement repose d’abord sur le patient »

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Le Professeur Christophe Cellier est chef du service de gastro-entérologie de l’hôpital européen Georges Pompidou. Pour lui il convient de faire un diagnostic très précis pour éviter tout risque de confusion. La maladie cœliaque est actuellement trop rarement diagnostiquée mais bien traitée… par les patients eux-mêmes. Il le faut car les complications peuvent être extrêmement graves.

On parle de plus en plus de l’Intolérance au gluten. Pourquoi ?

« C’est le paradoxe de la maladie cœliaque : il y a 20 ans, on estimait qu’elle était rare, or elle touche 1 % de la population et seulement un cinquième des malades sont diagnostiqués. Dans le même temps, la part des céréales dans l’alimentation, à commencer par le pain, a baissé. On devrait donc rencontrer moins de cas or c’est le contraire qui se produit. Parmi les raisons il y a certainement un meilleur dépistage, de meilleurs outils, en particulier des analyses du sang très précises. Il y a peut-être aussi même s’il faut être prudent,

les changements de l’alimentation : ce que nous mangeons est de plus en plus « propre » ce qui pourrait entraîner une moindre défense de l’organisme. Autre hypothèse sur laquelle il faut être également prudent, les céréales d’aujourd’hui, permettant des rendements que l’on ne connaissait pas il y a trente ans, ne sont pas exactement identiques à celles que consommaient nos parents. Il faut cependant relativiser : il y a la maladie cœliaque elle-même avec des risques de complications sur lesquelles je reviendrai et par ailleurs l’hyper-sensibilité au gluten, plus fréquente : 5 à 6 % de la population au moins. Aucune trace d’anticorps spécifique dans le sang mais de vraies douleurs abdominales. Dès que ces malades suivent un régime plus pauvre en gluten, ils vont mieux. De même pour l’allergie, brutale, soudaine, potentiellement grave mais dont l’origine n’a rien à voir avec la maladie cœliaque. »

Quelles sont les pistes d’amélioration dans le traitement ?

« Les spécialistes dans le monde entier travaillent sur plusieurs pistes : d’une part une molécule qui protégerait la paroi intestinale d’autre part une vaccination pour éviter les formes graves pouvant évoluer vers la formation de lymphomes (cancers). Le meilleur traitement actuel, c’est celui du patient qui après un diagnostic certain se prend en charge. Il est beaucoup plus facile aujourd’hui de suivre un tel régime qu’il y a vingt ou trente ans. Les produits sont beaucoup plus répandus, on en trouve en grandes surfaces, les prix ont baissé, il y a des aides spécifiques, les fabricants ont appris à éviter le gluten dans de nombreuses préparations. »

« Manger sans gluten a changé ma vie »NOVAK DJOKOVIC

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Diagnostiqué intolérant au gluten, le champion de tennis Novak Djokovic a adopté une alimentation sans gluten. Son régime l’a aidé à se sentir mieux dans son corps et à améliorer ses performances sportives.

Novak Djokovic, vous dites que l’alimentation a changé votre vie ?

  1. Oui : jusqu’en 2010, mes problèmes de santé m’empêchaient de me hisser au plus haut niveau. Je souffrais d’asthme et de malaises à répétition. Un nutritionniste, me voyant à la télévision sombrer physiquement et mentalement lors d’un match, a compris que ma déroute provenait en partie de mon alimentation. Quand je l’ai rencontré quelques mois plus tard, il m’a diagnostiqué intolérant au gluten. Il m’a donc recommandé de modifier mon alimentation, et cela a tout changé, bien au-delà de mes espérances.

Qu’est-ce qui a changé ?

  1. Avant, je me sentais fatigué. Je dormais mal, j’avais la sensation d’étouffer. Il m’arrivait de manquer de souffle en plein match. Ma poitrine était comprimée et mes jambes lourdes. Au bout de seulement une semaine d’alimentation sans gluten, je me suis senti plus léger, plus dynamique. Un an et demi après l’adoption de mon nouveau régime, j’étais devenu un homme neuf.

Qu’avez-vous envie de transmettre ?

  1. Chacun de nous est différent et a des besoins spécifiques. Je suis convaincu qu’il est essentiel de bien écouter son corps afin de comprendre ce dont il a besoin. Il est important de choisir des aliments bien acceptés par l’organisme pour atteindre un bon équilibre physique et mental. Il n’y a pas de recette miracle et je suis contre les diktats. À chacun de se découvrir et de résoudre son équation personnelle.

Un an de partenariat avec Gerblé : toujours content ?

  1. Oui, c’est une marque et des produits que je connais et consomme depuis la découverte de mon intolérance. Gerblé est une marque qui a pour objectif de proposer des réponses adaptées aux besoins de chacun… Nous partageons les mêmes valeurs et restons donc partenaires !

«J’ai appris à cuisiner sans gluten»

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Pauline : « Une bonne organisation

permet de vivre presque normalement ».

TÉMOIGNAGE. Pauline Escande avait 11 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué une maladie cœliaque. Une déficience générale avait stoppé sa croissance.

A L’EPOQUE, UNE AMIE DES PARENTS DE PAULINE LEUR A CONSEILLÉ DE CONSULTER UN MÉDECIN plus au fait de cette pathologie. Des examens poussés (analyse de sang puis endoscopie) ont prouvé que Pauline souffrait bien d’une intolérance au gluten. Son régime alimentaire a été aussitôt adapté et dix-huit mois plus tard, sa croissance reprenait.

Seulement en pharmacie

« Franchement, à l’époque, ce n’était pas terrible de suivre un régime. Il y avait certes des farines mais c’est la qualité et la disponibilité des pains et biscuits qui faisaient défaut. Impossible également d’acheter des plats cuisinés. Ils contenaient tous du gluten. Les restaurateurs ignoraient tout de cette intolérance. Les seuls produits acceptables se trouvaient en pharmacie. Un vrai parcours du combattant. » Petit à petit les problèmes se sont aplanis. « On apprend très vite à faire la différence entre les restaurateurs qui cuisinent eux-mêmes et ceux qui réchauffent des plats tout faits. On sait aussi qu’il faut manger sans sauce, c’est plus prudent. On découvre les charmes des viandes simplement grillées, avec des haricots verts. Il faut surtout éviter la psychose même lorsqu’on part à l’étranger, dans des régions qui ignorent tout de cette intolérance. Il suffit de penser à emporter tous les produits sans gluten qui seront nécessaires. »

Nombreux essais en cuisine

« Par ailleurs, j’ai appris à « cuisiner sans » ce qui a nécessité de nombreux essais parce que la farine de blé, c’est tellement plus pratique au départ. On s’y fait et il y a de plus en plus de recettes adaptées, sur internet et dans les magazines, et de produits correspondant à ma pathologie. J’ai depuis quelques années la chance d’être à Paris où on trouve absolument tout, comme dans la plupart des grandes villes. Ailleurs, il faut chercher une pâtisserie ou une boulangerie dédiée au sans gluten. Il y a en effet de la farine partout dans une pâtisserie avec des risques de contaminations croisées.»

Dans un autre domaine, comme Pauline sait que la maladie est transmissible elle fera des tests lorsqu’elle aura un enfant. Des analyses ont été pratiquées sur ses frères et sœurs qui se sont révélés non-intolérants. Par sécurité, même si tout est rentré dans l’ordre depuis longtemps, Pauline se soumet tous les deux ans à un prélèvement sanguin. « À part ça, je mène l’existence normale d’une jeune femme normale. »

POUR EN SAVOIR PLUS

Premier site sur lequel se rendre, celui de l’AFDlAG (association française des intolérants au gluten) afdiag@gmail.com On y trouve les dates des colloques, des conférences, des ateliers mais aussi des conseils : « recettes sans gluten », « voyager sans gluten », « manger à l’extérieur », « À l’école », « faire ses courses »…

¦       Beaucoup de livres sur le sujet mais celui de Valérie Cupillard, « Cuisinez gourmand, sans gluten, sans lait, sans œufs » (Prat Editions, 2012) est incontournable

¦       L’application gratuite « Gluten Free Restaurant Cards » explique dans la langue locale que le porteur du téléphone est intolérant au gluten et détaille les caractéristiques de la maladie cœliaque. À présenter dans chaque lieu à l’étranger où vous envisagez de manger.

¦       Vous souhaitez trouver un restaurant « gluten free »

à Paris, Lille ou Montpellier, le site sortlrsansgluten.com est

fait pour vous. On y trouve aussi une sélection de livres et de produit sans gluten, une boutique, des liens, etc.

 

LE PARISIEN – CAHIER SPÉCIAL

24 mai 2015

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NOS MESANGES DU JARDIN   2 comments

PRÉPARATION DU REPAS DE NOS MÉSANGES

Têtes noires et têtes bleues

Je prépare d’abord le matériel nécessaire et la nourriture de base

le matériel nécessaire et la nourriture de base

le matériel nécessaire et la nourriture de base

1) Le beurre de cuisine ordinaire,

2) L’une des trois coupelles en plastique et ses trois fils d’accrochage,

3) la boite contenant les graines broyées au mixeur (pas en poudre surtout, grains de 1 à 2 mm environ)

Beurre de cuisine tout a fait ordinaire à 0,95€ les 500 g

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J’en dépose environ deux cuillers a café dans la coupelle spéciale

 

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Je dépose par dessus quatre doses de graines mixées

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Ce sont des graines d’arachide non grillées, spéciales oiseaux, vendues par sacs de 3 Kg

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Je malaxe soigneusement le beurre et les graines broyées et j’équilibre le mélange suivant la saison

en hivers, un peu plus de beurre mais a partir du printemps, un peu plus de graines broyées et moins de beurre.

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Je nettoie soigneusement le rebord de la coupelle car c’est là que les mésanges vont poser leurs pattes

et elles n’ont pas les moyens avec leur bec de nettoyer les traces de gras sous celles-ci..

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Et je n’ai plus qu’à poser la coupelle remplie dans l’abris que j’ai du leur constituer de bric et de broc, mais efficace pour mettre leurs repas a l’abris des pillards d’étourneaux.

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J’ai disposé trois coupelles car nous avons un couple de mésanges à tête noire (assez combatives) et un couple

de mésanges à tête bleue, de plus petite taille et « timides ». J’ai rajouté des croûtons de pain  (pain a graines)

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Et voici l’ensemble plutôt hétéroclite mais très vite adopté par nos mésanges. J’y dispose aussi des noix

 concassées dans de petits sacs en filet et des boules de « graisse avec graines » du commerce.

Les mésanges, véritables acrobates, adorent s’y accrocher la tête en bas pour y picorer.

Cet ensemble est situé à 1 m de notre porte fenêtre, ainsi nous avons tout loisir de les voir vivre et s’ébattre,

se battre même parfois entre têtes noires et têtes bleues.

D’avoir disposé trois coupelles à quasiment fait cesser les bagarres.

Si vous désirez les voir d’ébattre et se nourrir ici, je vous convie à aller voir dans YouTube les vidéos que j’ai réalisées.

https://www.youtube.com/playlist?list=PL-C6zsvZ9PLVvQRJpJfOLuVikOad48GRT

C’est un vrai plaisir que les admirer alors que c’est nous qui sommes « en cage » et elles en liberté

Nous sommes au printemps, le 26 avril 2015  aujourd’hui et le couple de têtes bleues vient de donner naissance à une portée

de petits. La mère les emmène ici, de temps en temps, pour leur donner la becquée et leur apprendre à se nourrir.

Mais elle leur apprend aussi a fureter dans les buissons environnants à la recherche des petites bêtes « parasites »

et, partant, à nous en débarrasser. lol

Note : en les nourrissant l’hivers, nous leur évitons de mourir de faim et de froid car les mésanges qui, auparavant émigraient

vers des contrées plus chaudes restent dorénavant en Europe. Certainement du fait du réchauffement climatique.

Cela fait trois ans que nous pratiquons cette méthode et avons eu parfois, en même temps jusqu’à 6 à huit mésanges, parents et petits.

Nous pensons reconnaître les mâles par leur tache noire ventrale qui va du cou jusqu’à la queue, celle des femelles est beaucoup plus courte.

Si ça peut vous donner des idées, ne vous gênez pas . …….les mésanges vous remercieront par leurs chants mélodieux des que vous

sortirez dans votre jardin  lol.

8 CHOSES À SAVOIR SUR L’URINE   Leave a comment

8 CHOSES À SAVOIR SUR L’URINE

Puisque mes reins sont morts et que de ce fait je n’urine plus, si je n’avais pas mes dialyses tous les deux jours je serais vite empoisonné ! LoL

Pourquoi est-elle jaune ? Quelle est l’odeur normale ? De quoi est-elle composée ? Medisite et le Dr Olivier Dumonceau, urologue, répondent aux questions que vous pouvez vous poser sur l’urine sans oser les dire.

 

Plus de 2000 déchets dans l’urine

L’urine est sécrétée par les reins. Elle transporte les déchets de notre corps afin qu’ils soient éliminés lors de la miction. Elle contient essentiellement de l’eau dont la quantité varie en fonction de ce que l’on boit dans la journée, mais aussi d’autres résidus de métabolisme (ions, magnésium, potassium…). 
Pendant 7 ans, 18 chercheurs américains* ont passé au crible des échantillons d’urine donnés par 22 patients. Ils ont découvert 3079 molécules différentes dont 1453 ont été produites naturellement par le corps et 2282 étaient des résidus de substances ingérées oralement comme la nourriture, la drogue, l’alcool ou par la peau via les cosmétiques, ou des particules disponibles dans l’air.
Source : The human urine Metabolome, Revue Plos One, 4 septembre 2013

 

Pourquoi l’urine est jaune ?

 

 

« Ce sont les pigments biliaires transportés dans le sang qui donnent à l’urine sa coloration », explique le Dr Olivier Dumonceau, urologue. A l’origine, ils sont plutôt vert, mais lorsque le sang est filtré par les reins, ils se diluent dans l’eau contenue dans l’urine. « Plus une personne boit, plus l’urine va devenir claire », ajoute notre interlocuteur. D’autres éléments comme des colorants alimentaires, certains antibiotiques, des protéines et cristaux décomposés peuvent modifier la couleur de l’urine.

 

L’urine ne mousse pas

 

 

Sur des forums de discussion dédiés à la santé, certaines personnes se demandent pourquoi leurs urines font de la mousse. C’est une fausse impression. « L’urine ne provoque pas de mousse, c’est simplement une réaction due au mélange des produits que l’on utilise pour nettoyer ses toilettes comme l’eau de javel » explique le Dr Olivier Dumonceau, urologue.

 

L’urine n’a pas d’odeur

 

 

En temps normal, l’urine est inodore. Si parfois une légère odeur se fait sentir c’est dû à son contenu. « N’oublions pas que l’urine élimine les déchets donc forcément ils sont odorants. C’est comme pour les selles », explique le Dr Olivier Dumonceau, urologue. 
En cas de mauvaise odeur : « Une odeur anormalement forte ou malodorante doit alerter la personne car cela pourrait traduire une présence d’infection dans le système urinaire. »

 

L’urine bonne pour la peau et anti fatigue ?

 

 

« Avez vous déjà bu votre urine ? » C’est la question étonnante posée par Martha Christy, médecin et chercheuse britannique, à plusieurs volontaires. Résultat ? Tous ont répondu que non, sauf une ! Elle aurait déclaré en mettre sur un coton pour assécher ses boutons sur le visage. Pour vérifier si l’urine a vraiment des bienfaits thérapeutiques, Martha Christy a demandé à une amie qui aurait appris son usage thérapeutique en Inde où l’urinothérapie est souvent pratiquée.

La chercheuse a d’abord testé le mélange urine/crème sur le visage. « Cela rend la peau très douce », écrit-elle dans une tribune du journal britannique Telegraph. Poussant l’expérience plus loin, Martha Christy est allée jusqu’à boire sa propre urine avec de l’eau. Conclusion ? « Je me suis sentie revigorée quelques temps après. Je le recommande aux personnes fatiguées« , a-t-elle répondu. Nous avons demandé l’avis de l’urologue Olivier Dumonceau. Après un silence, celui-ci a lancé : « Sans commentaire. »

 

L’urine est stérile

 

 

Ce n’est pas parce que l’urine sert à filtrer les déchets de l’organisme qu’elle contient des bactéries ou des microbes, au contraire ! Sur ce point l’urologue Olivier Dumonceau est catégorique : « L’urine est stérile, elle ne doit contenir aucun germe sinon cela traduit une infection urinaire ou un autre trouble à faire diagnostiquer. »

A noter : « Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas porteuse de bactéries que l’on pourrait l’utiliser comme antiseptique » ajoute le spécialiste. Il ne faut surtout pas en mettre sur une plaie comme le suggèrent certaines coutumes.

 

Urine : ce que sa couleur révèle de votre santé

 

 

Rouge, marron, orange… Il arrive parfois que les urines changent de couleur et révèlent un souci de santé. Pour apprendre aux gens à être attentif à ces signes importants, les médecins de la clinique de Cleveland (Etats-Unis) ont énuméré toutes les colorations urinaires et les pathologies auxquelles elles pouvaient correspondre. 

La signification de la couleur des urines :

 

 

Par jour, on élimine autant que l’on boit

 

 

Pour renflouer les pertes d’eau corporelles, il est conseillé de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour. Mais à combien s’évaluent ses fameuses pertes ? « Au même chiffre puisqu’on évacue normalement autant que ce que l’on boit » répond le Dr Olivier Dumonceau, urologue. Le corps élimine essentiellement pendant la journée. « Si on a assez éliminé dans la journée, on doit pouvoir passer une nuit entière sans se relever pour aller aux toilettes car on excrète moins la nuit. Les organes sont au repos et la vessie travaille moins » ajoute notre interlocuteur.

Publié par Bénédicte Demmer, rédactrice santé et validé par Dr Olivier Dumonceau, urologue le Mercredi 25 Mars 2015 : 16h52

 

LES BACTÉRIES….Bonnes ou Mauvaises ??   2 comments

 

LES BACTÉRIES

Notre corps en abrite cent mille milliards…

Ces bonnes bactéries qui nous font vivre

Le génome de mille espèces qui vivent dans nos entrailles vient d’être décrypté. Surprise, elles pourraient bien constituer une vraie révolution thérapeutique. Texte Corinne Soula

Plus de 1,200 kg de bactéries dans notre corps

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– Nez

Essentiellement des streptocoques et des staphylocoques.

Bouche

Surtout des streptocoques sur l’intérieur des joues et des Neisseria sur les dents.

Estomac et duodénum = <1g

On ne compte que 100 à 1 000 bactéries par millilitre de liquide, car c’est plutôt un lieu de circulation. Principalement des streptocoques.

Ombilic (Nombril)

Il abrite environ 1400 espèces différentes, mais une quarantaine de ces bactéries pourrait représenter 80% des populations de quasiment tous les nombrils.

Intestins = 1kg

Principalement des streptocoques, des lactobacilles, Escherichia coli dans l’intestin grêle, des bactéroidetes et firmicutes dans le côlon.

Vagin= 20 g   

Principalement des lactobacilles.

Peau = 200g

Dans les zones sèches (avant-bras, paume de la main, fesses…), surtout des protéobactéries et des flavobactéries. Dans les zones humides (aisselles, parties génitales, pli du coude, pli fessier…), principalement des corynébactéries et des staphylocoques. Dans les zones sébacées (ailes du nez, entre les sourcils, intérieur de l’oreille, haut du thorax…), essentiellement des propionibactéries, des staphylocoques et des corynébactéries.

Résistance aux antibiotiques, infections alimentaires, pathologies diverses : à force d’entendre parler de bactéries « tueuses », on en oublierait presque que nous vivons à leur contact en permanence. Mieux : non seulement la cohabitation est le plus souvent pacifique, mais elles sont essentielles à notre santé. «Notre corps en abriterait 100 000 milliards», indique Gérard Corthier, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « Rien que dans 1 g de selles, on en trouve jusqu’à 100 milliards. Elles sont d’ailleurs plus nombreuses que les cellules de notre organisme.» On compte ainsi 90 % de cellules bactériennes pour 10 % de cellules humaines !

Narines, bouche, peau, intestins…, elles se nichent partout, avec une préférence pour les milieux humides. « Chacun de ces endroits présente une flore bactérienne autochtone assez stable — appelée microbiote — dont les souches dominantes diffèrent selon les parties du corps », explique Joël Doré, directeur de recherche à l’Inra. «En contact avec l’air, on trouve surtout des bactéries aérobies, qui ont besoin d’oxygène pour vivre, et à l’intérieur du corps, plutôt des anaérobies.» Néanmoins, leur niche de prédilection reste le gros intestin, qui peut, à lui seul, abriter jusqu’à 1 kg de microbes!

Il y a encore vingt ans, ce microbiote intestinal était un mystère. « Pour l’étudier, on mettait les bactéries en culture dans des boîtes de Pétri, explique le chercheur. Or. la majorité d’entre elles, adaptée au milieu obscur et protégé du côlon, mouraient au contact de l’oxygène.» C’était sans compter sur les progrès de l’approche moléculaire.

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Depuis 2008. le projet européen Méta-HIT, coordonné par l’Inra. travaille sur la caractérisation génétique des bactéries de notre microbiote. En 2010. leur génome a ainsi été décrypté : 3,3 millions de gènes bactériens ont été étudiés, soit 100 fois plus que n’en compte le génome humain. Pour ce faire, les scientifiques de MétaHIT ont utilisé une technique de séquençage d’ADN de précision et ont analysé les selles de centaines d’européens. Résultats : il existerait un millier d’espèces bactériennes différentes susceptibles de vivre en quantité importante dans notre intestin. Chaque individu en abriterait environ 170. A terme, les chercheurs souhaitent établir un catalogue exhaustif de référence du « micro-biome » (contraction de « génome » et «microbiote») humain.

Mais un an plus tard, la même équipe fait cette découverte : chaque individu pourrait se voir attribuer un «groupe intestinal» ou entérotype. Les résultats de cette étude, publiés dans Sature en avril 2011. indiquent que parmi les différents microbiotes observés, il est possible de distinguer trois catégories en fonction de la famille de microbes qui y est la plus représentée : Bacteroides. Prevotella ou Ruminococcus. Mieux encore, notre microbiote pourrait révéler une sorte de carte d’identité. «Nous nous ressemblons tous un peu puisque 40 % des gènes bactériens d’une personne sont partagés par la moitié de la population, pointe le chercheur. Mais sur les 3.3 millions de gènes étudiés. 2.4 millions sont rares. Nous disposons donc d’une signature individuelle. »

Une caractéristique partagée par d’autres flores de notre organisme. Une étude américaine, parue en 2(X)8 dans la revue PNAS. portait ainsi sur le microbiote des mains d’une cinquantaine de jet nés adultes. En tout. 4 700 espèces ont été comptabilisées. chacune des paumes en abritant environ 150. avec une très fort variation interindividuelle : entre deux personnes, on ne retrouvait que 13% de points communs. Autre spécificité, les bactéries détectées sur des mains de femmes sont plus variées que celles récoltées sur les hommes. En cause, peut-être le pH de la peau — plus acide chez les hommes —, les variations hormonales ou la fréquence d’application de crèmes hydratantes.

Une chose est sûre, ces « bactéries autochtones » nous veulent du bien  Qu’elles colonisent la  surface de notre peau ou l’intérieur de cavités  comme la bouche, le vagin ou le côlon, elles agissent comme une barrière. « Elles occupent le terrain et donc empêchent d’éventuels microbes pathogènes de s’installer », explique Gérard Corthier.

Dans l’intestin, leurs fonctions semblent encore plus complexes. «D’abord, elles prennent en charge ce qui n’a pas été digéré plus haut et dégradent les fibres, mais elles synthétisent aussi des vitamines (K et E) ainsi que des acides gras, précise le scientifique. Et surtout, leur présence stimule notre système immunitaire.» Comme n’importe quel micro-organisme potentiellement agressif, elles activent certains récepteurs de l’immunité, notamment à la surface des cellules épithéliales de la paroi intestinale, mettant ainsi constamment nos défenses en alerte. Ce dialogue permanent participe au développement et à la maturation du système.

La colonisation bactérienne débute à la naissance

Comment se forme l’ensemble de ce microbiote intestinal que les scientifiques considèrent comme un organe à part entière ? La colonisation débute à la naissance, dès la rupture de la poche des eaux. Avant, l’enfant est stérile. Le gros intestin est d’abord colonisé par des bactéries maternelles, vaginales et fécales, lors de l’accouchement, puis par celles de l’environnement. En premier, les staphylocoques, entérocoques et entérobactéries qui prolifèrent en quelques jours. Puis viennent les Bifidobacteriums, les Bactcteroides et les Clostridium. Enfin, l’enfant, via l’environnement, sa nourriture et les contacts avec son entourage, voit son microbiote se diversifier. «Ce processus d’implantation diffère selon que l’accouchement s’est déroulé par voie naturelle ou césarienne, que l’enfant a reçu ou non du lait maternel, s’il a été maintenu dans un univers aseptisé du fait de sa prématurité ou bien si on lui a administré très tôt des antibiotiques.» Mais globalement, vers l’âge de 2 ans. nous avons quasiment acquis notre microbiote d’adulte.

Et cette flore bactérienne demeure assez stable dans le temps. Même si son équilibre peut être perturbé — par la prise d’antibiotiques ou un régime  alimentaire particulier, notamment riche en fibres —. ces modifications sont temporaires et elle a tendance à redevenir la même en quelques semaines.

L’étude de ces bactéries corporelles pourrait trouver des applications prometteuses. Pour la justice, par exemple : comme nos paumes abritent un microbiote spécifique à chacun, serait-il possible d’être identifié grâce à nos empreintes «bactériennes»? Pourquoi pas. car même en se lavant soigneusement les mains, elles retrouvent leur composition initiale en quelques heures. En 2010, une équipe américaine de l’Université du Colorado a ainsi comparé la composition des flores bactériennes trouvées sur des claviers d’ordinateurs et sur les doigts de leurs utilisateurs, afin de collecter le profil de 270 mains. Ils ont ensuite analysé des souris d’ordinateurs et ont pu déterminer qui les avaient utilisées. Et cette flore a un atout : elle peut subsister 14 jours sur divers objets à température ambiante. Intéressant quand on sait que les techniques policières actuelles présentent certaines limites : pour l’ADN, il faut disposer d’une quantité importante de sang, de salive ou de tissus biologiques, et les empreintes digitales sont illisibles sur certains tissus.

En Australie, on tente des « greffes»… fécales !

Mais parmi les domaines scientifiques les plus prometteurs, le microbiote intestinal semble le mieux placé. D’abord, il pourrait devenir un outil diagnostic. « En comparant les gènes bactériens chez des personnes atteintes ou non de la maladie de Crohn, une inflammation chronique de l’intestin, on a montré que certains étaient sur ou sous-représentés dans cette pathologie.ee qui permettrait de détecter plus facilement la maladie ». explique Joël Doré. Des observations qui pourraient aussi avoir un intérêt thérapeutique. En effet, parmi les bactéries déficitaires dans le microbiote de ces patients. Faecalibacterium prausnitzii Une étude française, parue en 2008 dans la revue américaine PNAS, s’est penchée sur la flore intestinale de malades ayant subi une ablation d’une partie de leur tube digestif et a montré que ceux qui n’avaient pas fait de récidive de la maladie de Crohn présentaient un taux élevé de cette bactérie. Parallèlement, les chercheurs ont confirmé in vitro et chez l’animal cette action anti-inflammatoire. A terme, on pourrait donc imaginer utiliser F. prausnitzii pour prévenir le risque de récidive de la maladie après une opération.

Autre piste de recherche, l’obésité.

Aux Etats-Unis. Jeffrey Gordon étudie le lien entre l’un et l’autre depuis plus de trente ans. « D’après ses études, la flore intestinale des personnes obèses est différente, explique Gérard Corthier.

2015-01-30_154928Alors que les personnes non obèses présentent 90 % de bactéries de la grande famille des Bacteroidetes — qui regroupe diverses espèces comme les bac-teroides ou les flavobactéries — et 10% de Firinicutes (Clos-tridium, bacilles, lactobacilles)…. ,. les obèses présentent un taux beaucoup plus important des secondes et un déficit en Bacteroidetes.» Mais cette différence de flore est-elle due aux habitudes alimentaires riches en graisses et en sucre ou est-ce la composition spécifique de la flore qui est à l’origine de l’obésité? Un peu des deux. Si on met des personnes obèses au régime, leur flore se modifie. Mais en 2006, le chercheur américain a aussi montré qu’en transférant la flore intestinale de souris obèses à des souris dépourvues de flore, celles-ci grossissaient plus que les autres, avec la même ration alimentaire. Suffirait-il de rétablir l’équilibre de la flore pour traiter l’obésité? «Nous n’en sommes pas encore là, tempère Joël Doré. Mais une meilleure connaissance du génome bactérien nous permettrait de comprendre pourquoi certains individus répondent plus ou moins bien aux régimes hypocaloriques et aussi d’essayer de mettre en place des stratégies spécifiques pour moduler cette réponse.»

Le traitement du diabète pourrait aussi un jour utiliser les bactéries. En 2010. des chercheurs français et finlandais ont réussi à normaliser la glycémie à jeun de souris obèses et diabétiques en leur administrant une souche particulière de lactobacilles. D’autres recherches sont menées sur des pathologies aiguës comme l’entérocolite ulcéro-nécrosante. une urgence intestinale qui concerne 2 à 5 % des grands prématurés. Mais là encore, les expériences sont encore au stade des recherches sur animal.

Autre application particulièrement étonnante, depuis quelques années se développent des expériences de transplantation… fécale ! D’abord en Australie, puis aux Etats-Unis, cette « greffe » a été imaginée pour lutter contre des infections dues à la bactérie Clostridium difficile, résistante aux antibiotiques. En pratique — âmes sensibles s’abstenir ! — il s’agit de vider le contenu intestinal du patient puis de lui transplanter les selles d’une personne saine pour recoloniser son colon. La procédure se fait soit par voie basse, sous forme de lavement soit à l’aide d’une sonde introduite par le nez jusqu’à l’estomac. Pour l’instant, les «donneurs » sont généralement de la famille du patient, pour des raisons pratiques, mais aucun obstacle technique n’empêcherait de faire appel  à des personnes plus éloignées. Encore faudrait-il dépasser le frein psychologique… Mais résultats sont spectaculaires. «La majorité a guéri dès la première « greffe », souligne Joël Doré. Ces patients ont ainsi pu dire adieu des arrhées récurrentes et à morbidité importante.»

 Et ce n’est pas fini, aux Bas. le Pr Willem de Vos teste actuellement la technique sur personnes obèses diabétiques : certaines ont reçu leurs propres selles, d’autres celles de personnes non diabétiques. Résultat, ces derniers ont vu les symptômes du diabète disparaître au moins pendant six semaines. L’expérience est aussi actuellement en cours sur des malades de Parkinson, depuis que certains ont vu leurs symptômes s’améliorer après une transplantation fécale pour traiter une infection à Clostridium difficile.

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Pour ceux que la « greffe » fécale rebute, il existe une piste plus ragoûtante : les probiotiques, des bactéries vivantes ingérées en quantité suffisante pour modifier bénéfiquement l’hôte qui accueille. Ce sont notamment fameuses spécialités lactées yaourts ou boissons — ou compléments alimentaires censés booster nos défenses ou venir à bout de nos diarrhées passagères… Effet marketing ou véritable allié santé ? « Une vingtaine d’études ont montré un effet bénéfique sur le syndrome de l’intestin irritable », admet Thierry Piche, Gastro-entérologue au CHU de Nice. «Le problème, c’est que les souches utilisées pour toutes ces études sont différentes.» Quant à leurs bénéfices sur l’immunité, le chercheur reste nuancé : « Certaines bactéries comme les lactobacilles ou bifidobactéries semblent modifier de façon positive les cellules immunitaires. Mais de là à affirmer que boire un yaourt tous les jours prévient de la rhinite hivernale, c’est un raccourci.»

Pour l’instant, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a suspendu toutes les allégations santé de ces produits, en attendant des dossiers scientifiques plus complets. «L’industrie agroalimentaire a été la première à s’intéresser aux probiotiques. C’est un domaine prometteur, mais la balle est dans le camp des scientifiques », pointe François Leulier, chercheur à l’Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy. « Nous devons préciser les mécanismes moléculaires sous-jacents, ainsi que les doses et les espèces efficaces.» En résumé : des études restent à faire pour mieux comprendre comment les probiotiques agissent sur notre organisme, et sous quelle forme et en quelle quantité ils sont plus efficaces. Car ces bonnes bactéries doivent pouvoir résister aux sucs gastriques et aux enzymes digestives pour arriver en quantité suffisante à destination. Alors, peut-on prendre des probiotiques? Pourquoi pas, mais l’effet, s’il existe, ne sera que modéré et nécessitera une prise sur plusieurs mois sous peine de voir son microbiote initial se reformer.

Une ombre au tableau cependant : en septembre 2009, le chercheur Didier Raoult a jeté un pavé dans la mare en pointant d’éventuels liens avec l’épidémie d’obésité dans la revue Nature. « Comme les antibiotiques, les probiotiques sont utilisés dans les élevages animaux», pointe le responsable du Laboratoire de virologie de la Timone, à Marseille. « Nous avons d’ailleurs montré qu’elles étaient associées à une plus grande prise de poids, de taille et de gras chez les souris qui en consommaient. J’émets donc l’hypothèse que l’augmentation du poids et de la taille de la population est en partie liée à la consommation de probiotiques.» Une précision : « Ceux qui sont commercialisés en France ne contiennent pas les souches incriminées, assure le Dr Raoult. En particulier, Lactobacillus reuteri, très répandu dans les compléments alimentaires américains et Scandinaves.» Ouf! Reste que ces effets sur la croissance pourraient s’avérer eux aussi prometteurs. En septembre 2011, une équipe française a publié une étude sur un lactobacille spécifique dans la revue Cell Metabolism. «Nous avons montré que ces bactéries pouvaient favoriser la croissance de drosophiles. Les résultats étaient d’autant plus nets lorsqu’elles étaient dans des conditions de carence alimentaire, se réjouit le chercheur François Leulier. Cela ouvre des espoirs pour les pays frappés par la malnutrition. Le potentiel thérapeutique est énorme ! », Conclut-il, enthousiaste.

Et si les probiotiques font aujourd’hui l’objet de tant d’attention, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont prometteurs. Ils sont aussi beaucoup moins chers à commercialiser que les médicaments : considérés comme des aliments ou des compléments alimentaires, ils ne sont pas contraints de respecter la couteuse procédure d’autorisation de mise sur le marché imposée aux molécules chimiques. ■

NOS RÉFÉRENCES H Livres

■       «Bonnes Bactéries et bonne santé»,

Gérard Corthier, éd. Quae.

■       « Les Secrets de l’intestin, filtre de notre corps», Drs Louis Berthelot et Jacqueline Warnet, éd. Albin Michel.

Publié 30 janvier 2015 par micdec dans Aliments et boissons, BACTÉRIES, Santé & bien-être

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DIALYSE = PLUS C’EST LONG………   Leave a comment

Dialyse : plus c’est long…

Situé à Angers, le centre de néphrologie et d’hémodialyse d’Orgemont offre la possibilité aux patients de pratiquer une dialyse longue (3×7 heures/semaine). Cette pratique, peu répandue en France, offre une qualité de traitement et de vie incomparable. Et ce ne sont pas que les médecins qui le disent…

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Angers, 19 août 2011,21 heures : vu de l’extérieur, le centre de dialyse d’Orgemont semble s’être enfin assoupi, après une activité diurne particulièrement intense. Quelques lumières en étage laissent cependant deviner la présence de curieux veilleurs. A cette heure avancée, on croise d’abord dans les couloirs le personnel d’entretien, puis quelques infirmières, enfin un néphrologue sortant tout juste de consultation. Il nous prévient : «Les premiers patients vont arriver, vous allez voir c’est une ambiance très particulière». A moitié rassurés, nous avons le vague sentiment de participer à une expérience, sinon clandestine, au moins singulière. A proximité de la salle d’attente, l’on entend enfin des bruits.de pas, de plus en plus audibles. Une silhouette d’homme se dessine. Voici donc l’un des 10 seuls patients qui pratiquent la dialyse longue dans le département. Claude Gougeon paraît calme, heureux d’être là. La dialyse, pour lui, était d’abord synonyme de fatigue. Ça, c’était avant de connaître la dialyse de nuit qu’il a commencé il y a 4 mois. « Ça n’a plus rien à voir, Je suis bien moins fatigué qu’avant, je n’ai plus de problèmes de tension, je ressens finalement un mieux-être global, une énergie nouvelle ». Et ce magasinier, levé tous les matins aux aurores, en a bien besoin ! C’est bien là le point commun de tous les patients qui ont choisi la dialyse de nuit : un désir farouche de disposer librement de leurs journées, au prix de trois nuits par semaine en dehors de chez eux. Et si les contre-indications médicales sont rares (il faut tout de même que ces patients soient stabilisés et n’aient donc pas de comorbidité cardio-vasculaire importante), les bienfaits sont importants.

Dialyse conventionnelle contre dialyse longue : le jour et la nuit

La dialyse longue est loin d’être une nouveauté. C’est même, pourrait-on dire, la plus ancienne des formes de dialyse puisque son initiateur, le Pr Guy Laurent, l’a commencé en 1968 à Tassin (qui continue à la proposer). Là-bas, la survie des patients traités selon ce programme a toujours été meilleure que celle de groupes similaires traités de façon conventionnelle (ceci étant dû, essentiellement, à une mortalité de cause cardiovasculaire plus faible). Le Dr Jean-Philippe Durande qui a longtemps plaidé pour que la dialyse longue soit proposée au centre d’Orgemont en est convaincu : cette forme de dialyse est la meilleure, et il l’explique scientifiquement. Une dialyse de 4 heures va réaliser tout un tas de bouleversements chez le patient. Il se fatigue car on lui enlève rapidement du volume hydrique qu’il va devoir récupérer sur d’autres secteurs pour remplir à nouveau ses vaisseaux. A l’intérieur de l’organisme s’opèrent des mouvements de rééquilibrage entre son eau plasmatique et son secteur interstitiel, et entre son secteur interstitiel et son secteur intracellulaire. Ce sont ces échanges qui vont potentiellement générer une hypovolémie avec des hypotensions, des sensations de malaise, des crampes. Mais surtout, chez certains patients, pas tous, cette dialyse provoque une sensation de fatigue. Et cela, on ne sait pas le contrôler autrement qu’en jouant sur le facteur temps – l’efficacité des membranes n’a aucune influence dessus.

Le secret de la dialyse longue ? Sa « douceur », une notion qui n’a ici rien de subjectif. « Plutôt que de faire circuler le sang à un débit de 300 ou 350 ml/minute, on va retomber à 250 ml/ minute, cela fait une différence considérable. De l’autre côté de la membrane, on va faire circuler le dialysat (en sens inverse) non pas à 700 ml/minute, mais à 400 ml/ minute. On va donc avoir un taux de bicarbonate moins élevé, un taux de potassium plus élevé dans le liquide de dialyse et finalement on va procéder pendant la séance à des échanges dans l’organisme qui seront plus doux, plus prolongés, beaucoup plus proches de la réalité physiologique du rein », explique Jean-Philippe Durande.

Je peux désormais manger de la viande midi et soir, des œufs et du poisson, sans risques

Pour toutes ces raisons, les patients qui suivent un programme de dialyse longue nécessitent moins de traitement hypertenseur (une foule d’études l’ont déjà démontré). Globalement, ils ont également une meilleure nutrition. « Certaines toxines urémiques, la leptine par exemple, sont en effet anorexygènes et mettent du temps à être évacuée en dialyse, analyse Frédéric Tollis, néphrologue. Il n’y a pas d’effet seuil mais plus la dialyse dure, plus certaines petites molécules sont évacuées. » A l’exemple du calcium ou du phosphore. Gérard Guilloteau dialyse également de nuit au centre de néphrologie d’Orgemont. Pour ce médecin en nutrition-diabétologie, la nouvelle organisation de ses séances a révolutionné sa façon de manger, et, plus largement, de vivre. «Je peux désormais manger de la viande midi et soir, des œufs et du poisson, sans risques. En fait, je mange mieux et plus. C’est aussi le fait de ne plus perdre de temps qui m’a séduit dans le concept de la dialyse longue. Maintenant, j’ai presque l’impression d’être greffé, parce que je fais tous les jours ce que j’ai à faire. Quand j’arrive chez moi, il est 6h30, je ne suis pas fatigué, je n’ai même plus envie de me coucher. Avant, avec la dialyse conventionnelle, je sortais crevé de mes séances, comme un zombie. Aujourd’hui, je suis plus en forme et il m’arrive même d’avoir du temps libre ».

Et puis il y a cette convivialité, dont Gérard aurait bien du mal à se passer. « L’ambiance est familiale, nous formons un petit cercle. On revoit toujours les mêmes personnes, on discute avant les séances. Ce qui est bien aussi, c’est que pendant la dialyse, nous sommes suffisamment à l’écart les uns des autres pour ne pas nous gêner».

Une technique rare et chère

Dès lors, on peut légitimement s’interroger : compte-tenu de ses multiples bienfaits, pourquoi la dialyse longue n’est-elle pas plus souvent proposée en France ? « La clef, c’est le temps, remarque le Dr Durande. D’abord, ce type de dialyse embête les patients, lorsqu’elle ne se fait pas la nuit. Les patients sont donc les premiers « complices » de la dialyse de trois fois quatre heures, mais ne sont pas les seuls. La dialyse conventionnelle s’est aussi généralisée sous la pression des fabricants de matériel et des établissements de dialyse. Une infirmière qui traite des patients dialysant 4 heures va pouvoir en traiter 8 par jour. S’ils sont dialysés 5 ou 6 heures, elle ne va en dialyser plus que 5, voire 4. Pour les établissements de dialyse, les coûts sont radicalement différents, au point de ne pas être généralisâmes à l’ensemble des patients et des structures, dans notre système actuel. Si on voulait changer le système, il faudrait modifier l’ensemble de la structure des coûts, ce n’est pas rien ! Cela a mis 30 ans à se mettre en place par sédimentation successives. Les hôpitaux auraient aujourd’hui beaucoup de mal à imaginer augmenter leur budget de 30% pour traiter le même nombre de patients » (ndlr : une enquête sur l’expérience rennaise, réalisée par le Dr Tomkievicz, rend compte d’un surcoût par séance de 53 euros).

Une vieille ambition qui a de l’avenir

Même si, comme le reconnaît Jean-Philippe Durande, la création d’une unité de dialyse longue n’était pas une demande pressante des patients, tous les néphrologues du centre en ressentaient intimement le besoin, et depuis longtemps. « L’idée était devenue insistante après avoir entendu un patient qui travaillait très tôt le matin, qui se plaignait de ne pas pouvoir faire grand-chose de ses journées. In fine, c’est toujours le patient qui décide, selon la vie qu’il souhaite mener, mais c’est surtout, selon moi, une technique que l’on se doit de proposer », souligne le Dr Frédéric Toliis.

Pour toute l’équipe cela implique un effort logistique considérable !

Le pari, pourtant, n’était pas gagné. « Quand on a mis en place cette nouvelle modalité de dialyse à Orgemont, le 1er janvier 2011, on craignait d’avoir pas ou peu de patients volontaires, observe le Dr Durande. On a finalement été surpris par la réponse des patients. Nous en sommes à 10, il faudra peut-être bientôt aller jusqu’à 15. Pour toute l’équipe, cela implique un effort logistique considérable ! Les infirmières doivent accepter de travailler la nuit, les médecins de quitter leur boulot à 23h30. Il a fallu également que notre UDM (propriété du groupe Diaverum, ndlr) accepte de ne pas gagner d’argent ». Dotée de toute sa force de conviction, l’équipe médicale espère pouvoir mettre en place prochainement une offre de dialyse longue… de jour. Et ainsi élargir un traitement de qualité à des patients qui ont le temps de prendre le temps.

Romain Boîtillon

 

 

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Note : Nous avons essayé d’être le plus exhaustif possible. Si toutefois votre centre ne figurait pas sur cette carte, merci de nous contacter : romain.bonfillon@fnair.asso. fr

 

 

 

 

Décembre 2011 – FNAIR N°128

 

 

 

Publié 25 décembre 2014 par micdec dans Aliments et boissons, Aventure, Dialyse Longue, Espoir..., Santé & bien-être

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Consommation : Les étiquettes valsent toujours   Leave a comment

Articles

Prix 2001

Prix 2006

Evolution

Malabar

0.08 €

0.20 €

+ 150 %

Pomme (Kg)

1.52 €

3.54 €

+ 132.8 %

Dentifrice

1.60 €

2.95 €

+ 84 %

Sandwich (Jambon Beurre)

2.29 €

3.50 €

+ 53 %

Café (Comptoir)

0.76 €

1.10 €

+ 44.7 %

Place de Cinéma

6.86 €

9.50 €

+ 38.5 %

Plein Diesel (50 l)

40.00 €

55 €

+ 37.5 %

Garde d’enfants (1 heure)

7.62 €

10 €

+ 31.2 %

Croissant

0.69 €

0.85 €

+ 23 %

Baguette

0.65 €

0.80 €

+ 23 %

Consultation généraliste

17.53 €

21 €

+ 20 %

Big Mac

2.97 €

3.10 €

+ 4.5 %

Source : « Du Franc à l’Euro » Edition
l’Aube

Les plus fortes hausses pour les produits de consommation courante sont celles des pommes, du dentifrice et du sandwich.

LES PEPINS restent en travers de la gorge. Entre 2001 et 2006, avant et après l’arrivée de l’euro, le kilo de pommes a augmenté de… 132,8 % ! Et le bon vieux sandwich jambon beurre au comptoir ? Du 53 % bien tassé. Ces chiffres sont tirés d’un petit ouvrage fort utile qui vient de sortir, « Du franc à l’euro, la vérité sur les prix » (1), rédigé par un directeur de recherches CNRS, Jean Viard. Le livre suit la journée ordinaire d’un consommateur et tout ce qu’il achète du matin au soir, du pain au chocolat 1 € (+ 10%) à la place de cinéma à 9,50 € (+ 38,5 %).«

Le sentiment populaire est largement justifié

La faute à l’euro ? Oui pour certains produits, quand les commerçants ont abusé, mais pas pour tout A l’inverse, les biens d’équipement ont baissé, comme les écrans plats (- 86,7 %). Le décalage est vertigineux entre ces relevés de prix et le très institutionnel indice Insee, qui, dans la même période, ne grimpe que de 10 % (2).

A propos de la vie chère, Jean Viard explique que « le sentiment populaire est largement justifié même si les chiffres de l’Irisée ne sont pas faux Seulement, ils cherchent une moyenne collective qui ne fait pas de sens pour les citoyens consommateurs… » Le chercheur pousse assez loin ses investigations. Il livre même l’augmentation du prix de la passe, rue
Saint-Denis : + 9,5 % (soit 50 €). Contrairement à d’autres professions, les dames de petite vertu, elles, ont été plutôt
sages… Eric Giacometti

(1)Coédition l’Aube essai et finance Info.

(2)Le 2 novembre 2006, notre journal avait lancé le débat en publiant une enquête sur l’évolution réelle des prix de trente produits de consommation courante.

Origine : Le Parisien du 19/03/2007

Rappel d’un tableau publié par un ami

(Désolé, mais je n’ai pas retenu son nom.. )

EVOLUTION DES PRIX DE CERTAINS PRODUITS ENTRE 2000 ET 2006

Produits

2000

en

Francs

2000

en
Euros

2006

en
Euros

Evolution

en
%

Baguette de pain,

3,00 F

0,46 €

0,85 €

86 %.

Laitue

4,50 F

0,69 €

1,20 à 1,50 €

74 à118 %

Café

6,00 F

0,9 €

1,50 €

64 %

Gaz Butane

130,00 F

19,82 €

26,00 €

31 %

Fuel pour chauffage(500l.)

1.200,00 F

182,93 €

315,00 €

72 %

Litre de lait

1,30 F

0,20 €

0,56 €

183 %

Brie

2,60 F

0,40 €

0,94 €

137 %

Coulommiers

5,20 F

0,79 €

2,07 €

161 %

Pommes de Terre 5 kg

1,50 F

0,23 €

4,30 €

1.781 %

Confiture

9,90 F

1,51 €

3,20 €

112 %

Chou vert

5,00 F

0,76 €

1,50 €

97 %

Beurre 205 g

3,75 F

0,57 €

0,95 €

66 %

EN COMPARAISON AVEC LES MINIMAS  RETRAITE

Minimum contributif

3.301,09 F

503,25 €

597,71 €

18,77 %

Réversion

1.488,33 F

 226,89 €

254,01 €

11,95 %

Veuvage

3.180,00 F

481,74 €

539,37 €

11,95 %

Minimum Vieillesse

Personne seule

3.573,83 F

544,83 €

610,28 €

12,01 %

Couple

6414,70 F

977,92  €

1.094,80 €

11,95 %

La conclusion s’impose d’elle-même… De plus en plus de prélèvements (taxes et impôts) et de moins en moins de pouvoir d’achat.

Personnellement, j’avais remarqué que, un peu plus d’un an environ avant le passage à l’€uro, les grandes surfaces avaient augmenté leurs prix… en prévision du coût de ce passage. Ce qui ne les a pas empêchés d’en remettre une (grosse !) lichette après le passage à l’€uro, en jouant sur l’amnésie bien connue des Français.

Avez-vous remarqué qu’à présent, sous le fallacieux prétexte du progrès informatique, il n’y a plus d’étiquetage auto collant individuel sur les produits ?? Pas facile ainsi de suivre la dérive réelle des prix ! (essayez de comparer deux facturettes à 5 ans d’écart !! de plus, l’impresion s’efface dans le temps !!!).

Quelle est la prochaine évolution technique qui se profile à l’horizon ?? : Les étiquettes électroniques en rayon qui permettent le changement instantané de milliers de prix en un instant !!

Déjà qu’une insidieuse tentative montre le bout de son nez en remplaçant le sourire gracieux des caissières par des robots automatiques ???

Allez, mes amis, je vous laisse à vos réflexions……et si vous complétiez ces tableaux avec les pris pratiqués actuellement ?????? Que de surprises !!!

Face à la ruée fantastique qui a suivi ma proposition ci-dessus, j’ai donc intégré ces quelques exemples….

On remet tout en francs pour rigoler et voir si on achèterait maintenant, en 2011, à ce prix là ?

   

     

    

    

      

Fort heureusement, une autre personne s’est aussi révoltée au sujet de ces hausses de prix

depuis le passage à l’Euro et a diffusé un fichier PPS.

Afin de compléter ce billet, j’ai transformé ce fichier en vidéo pour le publier ici.

(Auteur inconnu)

Voici une autre vidéo publiée dans YouTube

Ajoutée par le 7 mai 2011

L’augmentation de prix de 2000 à 2010. Le passage à l’Euro a été utile à certains.

Publié 13 août 2011 par micdec dans Aliments et boissons

Un petit repas au Restaurant Chinois   Leave a comment

 

Je dédie ces quelques images à Céline….elle se reconnaîtra…et c’est pourquoi je ne cite pas son nom Chinois.

Elle nous a laissé un souvenir charmant et dynamique et à chaque fois que nous retournons nous régaler dans ce Restaurant, nous avons une pensée pour elle.

Qu’elle soit remerciée pour sa convivialité et son dynamism; je souhaite  que les voeux les plus chers à son coeur  deviennent réalité. Récemment, elle nous a appris qu’un de ses rèves s’était réalisé……

Voici donc quelques plats qui sont délicatement préparés et soumis à notre appétit….je n’ai, malheureusement, pas pu tout photographier ce jour là…..

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Première assiette, juste pour goûter…

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Gambas en brochettes,

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Petites gambas et coquilles Saint Jacques

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Porc rôti et salade

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Cuisses de grenouilles (pour ceux qui aiment !)

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Petites gambas pimentées et oignons…un régal !!

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Il y a le choix…et on peut revenir

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Brochettes de porc en lamelles

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Boeuf et petits légumes

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Ah, quand même, une vue du cadre…

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et une vue de l’extérieur

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et de l’autre partie..

Le Jardin de Coignières 

Et pour finir, un panoramique

 Cheers Scorpio 

Publié 19 octobre 2008 par micdec dans Aliments et boissons