Archives de la catégorie ‘Pierrefond

LE SI MYSTÉRIEUX CHÂTEAU DE PIERREFOND   4 comments

 Ce si mystérieux et incroyable château de PierrefondsOISE.

800px-Chateau_de_Pierrefonds_DSCN2415800px-Chateau_de_Pierrefonds_DSCN2407800px-Chateau_de_Pierrefonds_DSCN23961280px-Pierrefonds_Castle_-_Inner_court_Panorama_MaxSize1024px-Pierrefond_Chateau_041024px-Pierrefond_Chateau_031024px-Château_de_Pierrefonds,_vue_de_murailles1024px-Château_de_Pierrefonds,_vue_de_face800px-Château_de_Pierrefonds_photo_aérienne800px-Chateau_de_Pierrefonds_DSCN2438Picardie_Pierrefonds1_tango7174Pierrefond_Chateau_01Pierrefond_Chateau_05
Avec quelque 135 000 touristes l’an dernier, l’édifice est le 3e site historique le plus visité de Picardie. Restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, il regorge toujours de secrets. Partons à la découverte de sa partie méconnue…

LA CHAMBRE BLANCHE, La chambre bleue.

Celle de l’Impératri­ce Eugénie, où elle n’est d’ailleurs jamais venue. De grandes pièces, vi­des de meubles et de tableaux, mais emplies de mysticisme, froides et ef­frayantes parfois. C’est aussi cela le château de Pierrefonds. Celui auquel le public n’a pas accès. Parce que les escaliers sont trop raides, parce que la sécurité des visiteurs ne serait pas assurée. Surtout quand il s’agit de grimper tout en haut de la tour Jules- César, la plus haute de l’édifice, et d’aboutir dans une rotonde battue par les vents qu’on sent pénétrer en soi. « Il y a un côté sacré dans ces lieux », confie Eva Grangier, l’admi­nistratrice du château. C’est avec elle que nous avons pu découvrir la par­tie méconnue de cette construction massive du XVe siècle, qui doit son visage actuel à l’architecte Viollet-le-Duc, qui l’a restaurée et magnifiée au XIXe après une histoire tourmentée.

 

Il a changé plusieurs fois de propriétaires

La construction est donc lancée en 1396 par Louis d’Orléans, l’un des fils de Charles V. Le château doit servir à la surveillance des échanges com­merciaux entre les Flandres et la Bourgogne, deux domaines gérés par les Ducs de Bourgogne, grands ri­vaux de la famille d’Orléans. Mais les Bourguignons en prendront, pendant plusieurs décennies, le commandement après d’âpres batailles.

Aux XVI° et XVII° siècles, il change plusieurs fois de propriétaires. Une chose reste : il est toujours au centre d’enjeux économiques et guerriers entre les grandes familles de France.

En partie incendié, détruit, il devient une ruine. Il ne devra son retour en grâce qu’à Viollet-le-Duc sur ordre de Napoléon III.

Aujourd’hui, il existe une partie visible du château. Celle que 135.000 personnes ont parcourue en un an, ce qui en fait le 3° lieu historique le plus visité de Picardie, après la Cathédrale d’Amiens (Somme) et le domaine de Chantilly. Parmi les pièces envoûtantes, mise à part la grande salle où sont données les réceptions officielles, il ne faut à aucun prix, manquer celle où est donné, en continu, le bal des gisants. Des dizaines de personnages figés dans la pierre sont nichés dans une pièce tout en longueur, dans une quasi- obscurité. Cette « attraction », en pla­ce depuis 2009 renforce l’intérêt de la visite d’un château dont, trop souvent, le public dit qu’il est vide.

« Dans l’avenir, nous allons repenser le circuit de visite, afin de le rendre plus accessible. En Avril 2015 nous accueillerons une exposition exceptionnelle sur le thème des costumes de scène », ajoute l’administratrice.

RÉGIS LEFÈVRE

¦ PRATIQUE     

SITUÉ À 15 KM À L’EST de Compiègne (Oise), le château de Pierrefonds est accessible par l’autoroute A1 depuis la capitale ou le nord du pays, puis par la D 973 à partir de Compiègne. Le site est ouvert du mardi au dimanche, inclus de 10 à 13 heures et de 14 heures à 17 h 30.

L’entrée plein tarif est de 7.50 €, le tarif réduit de 4.50 €.

L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans, et, pour les groupes de plus de 20 personnes, elle est à 6 € par personne.

L’accès au parc, jusqu’à  la grille d’entrée, et a la promenade autour du château, est gratuit.

Informations et réservations au 03 44 42 72 72 ou sur www.pierrefonds.monuments-nationaux.fr

 

www.leparisien.fr/77

DIAPORAMA

L’édifice comme vous ne l’avez jamais vu

 

 

Même Michael Jackson y est venu……

Outre les stars qui y ont tourné leurs films, le château a connu une visite aussi inattendue qu’inoubliable.

« Michael Jackson est là, dans la cour. Il est accompagné de son avocat et de son agent », avait lancé, à l’époque, un gardien au personnel du château. « Et ce n’était pas une blague, c’était bien lui », ajoute un témoin. Au début de l’été 1996, the King of Pop débarque donc dans l’enceinte pétrifontaine. Il a le bas du visage masqué par un loup. Mais c’est bien lui, et pas un sosie. Il visite brièvement le château, et repart aussi mystérieusement qu’il était venu. Par la suite, ce passage de la star sera fantasmé, déformé, revisité.

« Le bruit a couru qu’il voulait s’offrir le château et son domaine, et qu’on lui aurait expliqué qu’en France, on ne vendait pas ainsi des édifices appartenant à l’Etat », se souvient un habitué des lieux.

Il poursuit :

« Il a même été question qu’il rachète tout le village, qu’il aurait fait raser ensuite pour y bâtir un Neverland à la picarde ». Rien de tout cela n’est vrai. En fait, Michael Jackson voulait se faire construire une maquette du monument.

Et c’est ce qui s’est produit. Le chanteur avait mis, en bonne place, sa maquette dans son ranch californien. Il l’a conservée jusqu’à sa mort, en juin 2009, et en était très fier. Ses enfants, eux aussi, l’aimaient beaucoup.

 

Un lieu de tournage très recherché

                   « IL INSPIRE L’IMAGINAIRE, le rêve. Il est donc logique que des cinéastes se soient intéressés très tôt au château, explique Eva Grangier, administratrice du lieu. Des films muets y ont été même tournés. »

« La merveilleuse vie de Jeanne d’Arc, fille de Lorraine », de Marco de Gastyne, y est mis en boîte, dès 1929. La pucelle d’Orléans, qui a été arrêtée à Compiègne, est décidé­ment un personnage vedette du château, puisque soixante-dix ans plus tard, Luc Besson vient y tour­ner son film éponyme avec, en tête de distribution, son épouse de l’épo­que Milla Jovovich.

Tout au long des cent dernières années, le château de Pierrefonds a fait rêver divers metteurs en scène. André Hunebelle y est venu pour « le Bossu » en 1959, et Pierre Gaspar-Huit pour « Capitaine Fracasse » en 1961. La place a souvent été faite aux comédies : en cela, Jean-Pierre Desagnat a été un précurseur, en 1980, avec « Les Charlots contre Dracula », mais aussi Jean-Marie Poiré, qui y a tourné des scènes de ses deux épisodes des Visiteurs, en 1993 et en 1998.

« De nombreux habitants du Compiégnois avaient servi de figu­rants. Le midi, on déjeunait avec Jean Réno et Christian Clavier, c’était sympa », se souvient un habi­tant d’un village voisin.

Mais la dernière grande produc­tion en date qui a marqué le châ­teau est « Merlin », une série britan­nique diffusée à la télévision en­tre 2008 et 2012, et dont une partie des 65 épisodes a été tournée dans l’enceinte. « Ce feuilleton a eu des retombées touristiques très impor­tantes pour nous, reprend Eva Grangier. Depuis, nous avons de nombreux visiteurs britanniques qui veulent tout savoir au sujet du tournage de cette série. »     R.

http://www.leparisien.fr/77

VIDÉO

Les mystères du château

Publicités

Publié 27 octobre 2014 par micdec dans Arts Visuels, Château, Le Passé, Pierrefond, Visites Diverses

Tag(s) associé(s) : ,