Archives de la catégorie ‘Poésie

NOS MESANGES DU JARDIN   2 comments

PRÉPARATION DU REPAS DE NOS MÉSANGES

Têtes noires et têtes bleues

Je prépare d’abord le matériel nécessaire et la nourriture de base

le matériel nécessaire et la nourriture de base

le matériel nécessaire et la nourriture de base

1) Le beurre de cuisine ordinaire,

2) L’une des trois coupelles en plastique et ses trois fils d’accrochage,

3) la boite contenant les graines broyées au mixeur (pas en poudre surtout, grains de 1 à 2 mm environ)

Beurre de cuisine tout a fait ordinaire à 0,95€ les 500 g

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J’en dépose environ deux cuillers a café dans la coupelle spéciale

 

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Je dépose par dessus quatre doses de graines mixées

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Ce sont des graines d’arachide non grillées, spéciales oiseaux, vendues par sacs de 3 Kg

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Je malaxe soigneusement le beurre et les graines broyées et j’équilibre le mélange suivant la saison

en hivers, un peu plus de beurre mais a partir du printemps, un peu plus de graines broyées et moins de beurre.

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Je nettoie soigneusement le rebord de la coupelle car c’est là que les mésanges vont poser leurs pattes

et elles n’ont pas les moyens avec leur bec de nettoyer les traces de gras sous celles-ci..

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Et je n’ai plus qu’à poser la coupelle remplie dans l’abris que j’ai du leur constituer de bric et de broc, mais efficace pour mettre leurs repas a l’abris des pillards d’étourneaux.

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J’ai disposé trois coupelles car nous avons un couple de mésanges à tête noire (assez combatives) et un couple

de mésanges à tête bleue, de plus petite taille et « timides ». J’ai rajouté des croûtons de pain  (pain a graines)

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Et voici l’ensemble plutôt hétéroclite mais très vite adopté par nos mésanges. J’y dispose aussi des noix

 concassées dans de petits sacs en filet et des boules de « graisse avec graines » du commerce.

Les mésanges, véritables acrobates, adorent s’y accrocher la tête en bas pour y picorer.

Cet ensemble est situé à 1 m de notre porte fenêtre, ainsi nous avons tout loisir de les voir vivre et s’ébattre,

se battre même parfois entre têtes noires et têtes bleues.

D’avoir disposé trois coupelles à quasiment fait cesser les bagarres.

Si vous désirez les voir d’ébattre et se nourrir ici, je vous convie à aller voir dans YouTube les vidéos que j’ai réalisées.

https://www.youtube.com/playlist?list=PL-C6zsvZ9PLVvQRJpJfOLuVikOad48GRT

C’est un vrai plaisir que les admirer alors que c’est nous qui sommes « en cage » et elles en liberté

Nous sommes au printemps, le 26 avril 2015  aujourd’hui et le couple de têtes bleues vient de donner naissance à une portée

de petits. La mère les emmène ici, de temps en temps, pour leur donner la becquée et leur apprendre à se nourrir.

Mais elle leur apprend aussi a fureter dans les buissons environnants à la recherche des petites bêtes « parasites »

et, partant, à nous en débarrasser. lol

Note : en les nourrissant l’hivers, nous leur évitons de mourir de faim et de froid car les mésanges qui, auparavant émigraient

vers des contrées plus chaudes restent dorénavant en Europe. Certainement du fait du réchauffement climatique.

Cela fait trois ans que nous pratiquons cette méthode et avons eu parfois, en même temps jusqu’à 6 à huit mésanges, parents et petits.

Nous pensons reconnaître les mâles par leur tache noire ventrale qui va du cou jusqu’à la queue, celle des femelles est beaucoup plus courte.

Si ça peut vous donner des idées, ne vous gênez pas . …….les mésanges vous remercieront par leurs chants mélodieux des que vous

sortirez dans votre jardin  lol.

Le papillon, thème d’inspiration   2 comments

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Voici pour mes amies et amis poètes quelques définitions….

Le bonheur est comme un papillon : il vole sans jamais regarder en arrière.

Robert Lalonde

Qu’est-ce qu’un fat sans fatuité ? Otez les ailes à un papillon, c’est une chenille.

Chamfort

L’amour c’est comme un papillon, il est hors de portée quand on le chasse, mais si on le laisse tranquille, il peut très bien venir se poser sur votre épaule.

Anonyme

Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille, qu’une fraise dans une fleur : il faut que le soleil ait mûri l’un et l’autre.

Bernardin de Saint-Pierre

Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d’invantion et de fécondité.

Georges Sand

Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire.

Paul Claudel

L’amour : la métamorphose du papillon à rebours. Il naît papillon, et meurt chenille.

André Langevin

La femme est un papillon qui pique comme une abeille.

Anonyme

Certains papillons ne vivent qu’une journée et en général il s’agit pour eux du plus beau jour de leur vie.

Philippe Geluck

La vie est un papillon éphèmère arborant les ailes du paradoxe

Benoît Gagnon

Les filles sont des roses, les garçons des papillons et les parents les épines qui empêchent les papillons de se poser sur les roses.

Anonyme

Les proverbes ressemblenet aux papillons, on en attrape quelques uns, les autres s’envolent.

Wihelm Wander

Stationnement : attire les papillons devant un bateau.

Max Favalelli

Pour connaître la rose, quelqu’un emploie la géométrie et un autre emploi le papillon.

Paul Claudel

Papillon, ce billet doux plié cherche une adresse de fleur.

Jules Renard

Dans la vie, il y a des papillons mais il y a des chenilles aussi.

Anonyme

Ne te laisse pas distraire par les évenements extérieurs ! Prends le temps d’apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner !

Marc Aurèle

La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.

Paul Carvel

Pour le papillon, la propriété, c’est le vol.

Albert Willemetz

Un baiser au creux du genou est un papillon de nuit sur une moustiquaire.

Anne Sexton

Vous ne toucherez point un papillon sans faire tomber la poudre qui colore ses ailes; vous n’analyserez point l’amour sans en faire évanouir le charme.

Octave Pirmez

Le noeud papillon vit plus de 24h.

Michèle Bernier

Le plus beau papillon n’est qu’une chenille habillée.

Proverbe français

La promesse de la chenille n’engage pas le papillon.

André Gide

Quel évolutionniste irait supposer quelques rapport que ce soit entre chenille et papillon, si l’on ne savait que c’est précisément le même être.

André Gide

…Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide que l’on appelle l’univers trésaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s’éveiller le papillon.

Victor Hugo

Longtemps, on rampe sur cette terre comme une chenille, dans l’attente du papillon splendide et diaphane que l’on porte en soi. Et puis le temps passe, la nymphose ne vient pas, on reste larve.

Jonathan Littel

 papillon152

Publié 3 septembre 2008 par micdec dans Poésie

TU SERAS UN HOMME MON FILS de Kipking (Origine, trilingue)   2 comments

 
A la suite du poème de Kipling, que j’ai inversé,   
 
et que j’ai publié dans un de mes billets antérieur,
 
(Voir "En l’honneur de mon Papa" du 16 mars 2008 catégorie "Poésie")
 
 
des amies m’ont demandé l’original…….
 
  
 
Le voici donc :
  • en Anglais,
  • en Français
  • en Chinois simplifié 
(traduit depuis le texte en Anglais)

 

 
 
 
IF…..

Rudyard Kipling (1910)

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And -which is more- you’ll be a Man, my son!

 
 

Si : Tu seras un homme, mon fils

Traduction d’André Maurois (1918)

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,  
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.


 
 
如果 Rudyard Kipling (1910)
 如果您能保留您的头,当所有关于您是丢失的他们的和责备它在您,如果您能信任自己,当所有人怀疑您。但是做他们也是怀疑的容限; 如果您可以等待和不是疲乏通过等待。或者说谎, don’ 在谎言的t成交,或者被恨, don’ t给恨让路,仍然don’ 太好t太明智神色,亦不的谈话: 如果您能作梦-,并且不做梦想您的大师如果您能认为-,并且不做想法您的目标如果您能遇见胜利和灾害并且对待那两个冒名顶替者同样; 如果您能负担听见真相you’ 侍童讲话扭转的ve做傻瓜的一个陷井。或者观看您给您的生活残破的事,并且弯身和build’ em与破旧工具: 如果您能做一堆所有您的赏金并且冒它的风险在一个轮投和扔,并且丢失,并且再开始在您的开始并且不要呼吸关于您的损失的一个词; 如果您能强迫您的心脏和神经和精力长期服务您的轮,在他们去之后,并且如此举行在,当没什么在您除了对他们说的意志: " 举行! " 如果您能与人群谈话和保留您的美德,或者与国王的步行-亦不丢失平易近人,如果仇敌和爱恋的朋友不可能伤害您,如果所有人计数与您,但是无太多; 如果您能填装不原谅人的分钟,使用六十seconds’ 价值距离奔跑。你的是地球和一切that’ 在它的s,并且-是更多you’ ll是一个人,我的儿子!
  
 

Publié 30 juin 2008 par micdec dans Poésie

En Hommage à mon Papa que je chérissait (1908-2004)   2 comments

 

 

…TU AS ETE UN HOMME, MON PAPA…FRED

 

QUAND       tu a vu détruit l’ouvrage de ta vie

          et sans dire un seul mot t’es mis à rebâtir,

          ou perdu en un seul coup le gain de cent parties

          sans un geste et sans un soupir ;

          Quand tu as été amant sans avoir été fou d’amour ;

          Quand tu as été fort sans cesser d’être tendre,

          et te sentant haï, sans haïr à ton tour,

          pourtant, tu as lutté et su te défendre ;

 

QUAND       tu as supporté d’entendre tes paroles

          travesties par des gueux pour exciter des sots,

          et entendu mentir sur toi leurs bouches folles

          sans mentir toi-même d’un mot ;

          Quand tu es resté digne en étant populaire ;

          Quand tu as pu rester peuple en conseillant les Rois,

          et quand tu as pu aimer tous tes amis en frères,

          sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

 

QUAND       tu as su méditer, observer et connaître,

          sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

          rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

          penser, sans n’être qu’un penseur ;

          Quand tu as pu être dur, sans jamais être en rage,

          Quand tu as pu être brave et jamais imprudent,

          Quand tu as pu être bon, quand tu as su être sage,

          sans être moral ni pédant ;

 

QUAND       Tu as pu rencontrer triomphe après défaite

          et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

          Quand tu as pu conserver ton courage et ta tête

          quand tous les autres les ont perdus;

          Alors les Rois, les Dieux, la chance et la victoire

          ont à tous jamais été tes esclaves soumis ;

Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la gloire,

 

Tu as été un homme, mon Papa, un vrai, mon modèle.

                                                                      

          A l’origine, ce Poème est de R.Kipling (Voir ci-dessous).

  Je l’ai adapté pour mon Papa décédé le 8 mai 2004 sans que j’ai pu le revoir ni même lui rendre un dernier hommage lors de sa mise en terre.

J’ai appris par la suite que le fils de J.J.S.S. avait fait lui aussi cette inversion en l’honneur de son Père atteint d’une grave maladie.

 

 

  1998_10_09              1998_10_10

  09 octobre 1998, mon Papa avait alors 90 ans et moi 62

Et voici l’original du Poème de R. Kipling et ses grands principes, ceux qui ont servi de base à mon éducation.

Tel était le souhait de mon Père et je pense qu’il n’a pas failli dans sa mission.

Je lui en suis infiniment reconnaissant car c’est ainsi que j’ai toujours relevé la tête face à l’adversité.

Il m’a inculqué la volonté de vaincre les obstacles et aussi de ne pas me laisser envahir totalement par le désespoir.

Il m’a appris à savoir conserver un coeur et une âme en dessous de cette armure de combattant.

En effet, je suis, de plus, du signe du Scorpion et la carapace de cet animal symbolique n’empêche pas un coeur de battre à l’intérieur.

Et ce coeur et cette âme se doivent d’être tournés vers autrui afin d’être moi même et pleinement un homme, ce que voulait mon Père.

Michel

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Publié 16 mars 2008 par micdec dans Poésie

Le Vase Brisé   2 comments

Ce poème m’avait beaucoup marqué alors que, timide adolescent, je venais de subir une petite "peine de coeur". L’ayant partagé récemment avec une amie à laquelle je suis beaucoup attaché, l’envie m’est venue de le partager avec d’autres amies et amis, aussi je vous en souhaite une bonne lecture.
(Si vous désirez connaître mes sources, voyez ci-contre, en haut et à droite, sous l’espace de mon anniversaire, l’adresse y est déposée à votre intention)
 Le vase brisé
  – (Recueil : Stances et poèmes)

 René-François SULLY PRUDHOMME

 Le vase où meurt cette verveine
 D’un coup d’éventail fut fêlé ;
 Le coup dut effleurer à peine :
 Aucun bruit ne l’a révélé.

 Mais la légère meurtrissure,
 Mordant le cristal chaque jour,
 D’une marche invisible et sûre
 En a fait lentement le tour.

 Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
 Le suc des fleurs s’est épuisé ;
 Personne encore ne s’en doute ;
 N’y touchez pas, il est brisé.

 Souvent aussi la main qu’on aime,
 Effleurant le coeur, le meurtrit ;
 Puis le coeur se fend de lui-même,
 La fleur de son amour périt ;

 Toujours intact aux yeux du monde,
 Il sent croître et pleurer tout bas
 Sa blessure fine et profonde ;
 Il est brisé, n’y touchez pas.

Publié 31 janvier 2008 par micdec dans Poésie

La Petite Espérance   4 comments

La petite espérance

 

C’est la petite lumière qui brille au fond de ton cœur

Et que nul au monde ne saurait éteindre.

 

Si ton cœur est brisé, malheureux, éperdu

Si ta vie est triste, monotone, sans saveur

Si l’angoisse parfois et souvent te saisit

La petite espérance est là, au fond de ton cœur

Qui va te permettre de remonter la pente

.

Elle est le doux printemps qui surgit après l’hiver

Elle est ta bonne étoile qui scintille clair dans le ciel

Elle est le souffle du vent qui chasse les nuages…

 

Si tu te crois sans force, sans idée, sans espoir;

Tout au fond d’une impasse, dans le noir d’un tunnel

Si tu n’as plus de goût à rien, ni même celui de vivre…

La petite espérance est encore là, au fond de ton cœur

Qui te donne du courage quand tout semble fini.

 

Elle est la goutte d’eau pure qui jaillit de la source

Le jeune bourgeon qui permet à l’arbre de reverdir

La clarté du jour là-bas, au bout de la nuit.

 

Merci d’être toujours là, ma petite espérance, tout au fond de mon cœur

Ma merveilleuse lampe magique où je puise tous mes rêves

Toi qui ne connais pas le mot Fin.

 

  

Publié 28 août 2007 par micdec dans Poésie

Poeme de Kipling   Leave a comment

 Voivi la "matrice" a travers laquelle mon Père m’a élevé…..des principes, encore des principes, c’est certain, !
Mais afin de les suivre tous à la lettre….quelle volonté féroce faut-il avoir en soi !!Clin d'oeil

 

Tu Seras Un Homme Mon Fils

 

Si… tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

        Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

        Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

        Sans un geste et sans un soupir,

        Si tu peux être amant sans être fou d’amour;

        Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre

        Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

        Pourtant lutter et te défendre.

 

Si… tu peux supporter d’entendre tes paroles

        Travesties par des gueux pour exciter des sots,

        Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,

        Sans mentir toi-même d’un seul mot;

        Si tu peux rester digne en étant populaire,

        Situ peut rester peuple en conseillant les Rois

        Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,

        Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi;

 

Si… Tu sais méditer, observer et connaître,

        Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

        Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

        Penser, sans n’être qu’un penseur;

        Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

        Si tu peux être brave et jamais imprudent,

        Si tu peux être bon, si tu sais être sage,

        Sans être moral ni pédant;

 

Si… Tu peux rencontrer triomphe après défaite

        Et recevoir ces deux menteurs d’un même front

        Si tu peux conserver ton courage et ta tête

        Quand tous les autres les perdront;

        Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

        Seront à tout jamais tes esclaves soumis

        Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

 

Oui, Tu seras un Homme, mon fils.

 

                                                       Kipling

 

Publié 26 août 2007 par micdec dans Poésie