Archives de la catégorie ‘Visites Diverses

DE VAUX LE VICOMPTE A VERSAILLES………. A LA MAISON   1 comment

Grâce au Google Cultural Institute, on peut visiter le château de Versailles et celui de Vaux-le-Vicomte dans un seul et même parcours virtuel, sur son ordinateur, (LP.)

Vaux-le-Vicomte et Versailles… à la maison

INSOLITE. Google propose depuis quelques jours une exposition virtuelle sur l’histoire des châteaux imaginés par les deux rivaux Nicolas Fouquet et Louis XIV.

 

LA HACHE DE GUERRE serait-elle * enterrée entre Louis XTV et Nicolas Fouquet, son surintendant des Finances ? Ce dernier a subi en effet la disgrâce du Roi-Soleil, lequel s’inspira pour bâtir Versailles du château de Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne) construit pour… Nicolas Fouquet.

Pour la première fois, les deux hommes sont réunis dans une exposition virtuelle lancée sur Internet depuis le 21 avril par l’Institut culturel de Google (www.google.com/culturalinstitute). Une idée née à l’occasion des 400 ans de la naissance de Fouquet et des 300 ans de la mort de Louis XIV. Objectif : mettre en avant leurs goûts communs pour l’architecture, la peinture, les jardins à la française, via Le Nôtre, les artistes comme La Fontaine, Molière… « Nous ne sommes pas tributaires du passé, justifie Catherine Pégard, présidente de l’établissement public du château de Versailles et ancienne journaliste, à l’origine du projet. L’histoire de Fouquet et de Louis XTV a produit deux de nos plus beaux emblèmes culturels. C’est intéressant de créer une exposition qu’on n’aurait pas pu monter dans nos châteaux. »

A Vaux-le-Vicomte, l’idée a séduit de suite. « On ne s’est pas beaucoup parlé avec Versailles pendant trois cent cinquante ans. L’histoire retient toujours la jalousie du roi, la disgrâce de Fouquet. Cette opération à six mains avec Google nous fait plaisir », salue Alexandre de Vogûé, un des trois fils qui gèrent le site familial et privé de Vaux-le-Vicomte, à Maincy, près de Melun.

Exposition à durée illimitée

Les responsables des collections des deux châteaux avouent avoir été « dubitatifs ». Et puis l’enthousiasme l’a emporté. Au final, en six mois de recherches et cinq jours de montage seulement, le résultat est là : cinquante visuels accompagnés de textes courts, de vues et de zooms, de sons ou de vidéos, à découvrir en français ou en anglais. « On présente aussi des artistes mal connus comme Michel Anguier, sculpteur favori de Fouquet, qui travailla aussi à Versailles », affirme Lynda Frenois, responsable du château et des collections à Vaux-le-Vicomte. L’exposition à durée illimitée pourra même s’enrichir. Selon son collègue Mathieu da Vinha, directeur scientifique du centre de recherches du château de Versailles, « elle durera jusqu’à la mort de Google ! »

Directeur du Lab de Google, Laurent Gaveau est ravi. « En quelques clics, on voit comment deux sites peuvent créer une exposition! » A propos de ces visites virtuelles de châteaux et musées (Art Project), le Google Cultural Institute a commencé avec dix-sept musées en 2012 et compte aujourd’hui 800 sites culturels que l’internaute peut découvrir via son écran (voir nota ci-dessous **). « Monet est l’artiste le plus recherché sur la plate-forme », confie Laurent Gaveau. «Les sites ne paient rien, c’est gratuit pour le public. Il n’y a aucune publicité qui s’insère. La démarche de Google est vraiment à but non lucratif. Nous faisons cela parce que ça nous intéresse ! »

SOPHIE BORDIER

« 1615-1715. Louis XlV/Nicolas Fouquet, une certaine histoire du goût », à voir sur www.google.com/culturalinstitute.

** 800 musées    à découvrir sur Internet

 Parmi les 800 musées dont une partie des œuvres est répertoriée dans le Google Cultural Institute, certains sont en France. Ainsi, grâce au géant américain, on peut avoir accès aux œuvres du musée d’art moderne André-Malraux du Havre (Seine-Maritime). Le MuMa dispose de la plus grande collection impressionniste de province, dont des tableaux de Renoir, Degas, Manet ou encore Pissarro. Les pièces du musée d’Art classique de Mougins (Alpes¬ Maritimes) sont également visibles depuis chez soi. Ces collections comportent notamment des casques et des armures gréco-romains ou encore des bustes et des statues de personnalités de la Grèce et de la Rome antiques.

De grands musées parisiens comptent aussi parmi les collections à visiter virtuellement. Pour le musée d’Orsay, on peut admirer « les Baigneuses » de Renoir  Pour  l’Orangerie, « le Rocher rouge » de Paul Cézanne et ses célèbres « Nymphéas » de Claude Monet. Le site propose quelques peintures abritées au Quai Branly. Google offre également des visites des expositions « Power » de Cleon Peterson et « Wheel of Fortune » d’Evol présentées en 2014 au Palais de Tokyo. Des œuvres exposées dans les châteaux de Chantilly, Fontainebleau et Versailles font aussi partie du musée virtuel.     LAURA BRUNEAU

Google Cultural Institute

https://www.google.com/culturalinstitute/?hl=fr/

Google Cultural Institute présente dans un musée virtuel plusieurs millions d’objets provenant de diverses organisations partenaires, avec les histoires qui les concernent…..

1)           Tour Eiffel – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/collection/tour-eiffel?hl=fr/

La tour Eiffel a été construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 qui célébrait le premier centenaire de la Révolution française.

 2)         Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/project/art-project?hl=fr

Google Cultural Institute présente dans un musée virtuel plusieurs millions d’objets provenant de diverses organisations partenaires, avec les histoires qui les accompagnent

 3)         Louis XIV – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/exhibit/louis…/AR9JhTFH?hl=fr

Ainsi le lien avec les règnes antérieurs, de César à Saint Louis, est affirmé ; tout autant que l’est le principe dynastique du prince et de sa descendance.

 4)         Opéra national de Paris – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/…/opéra-national-de-paris?hl=fr

L’Opéra national de Paris est l’un des plus importantes scènes lyrique et chorégraphique au monde. Fondé il y a plus de trois siècles par Louis XIV, il dispose …

 5)         Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/project/world-wonders?hl=fr

Du site archéologique de Pompéi au mémorial de la paix d’Hiroshima, le projet World Wonders de Google a pour but de vous faire découvrir les merveilles du …

 6)         Immortaliser Versailles – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/project/world-wonders?hl=fr

Depuis le milieu du XIXème siècle, la photographie accompagne les destinées du château de Versailles. Elle nous rappelle que le château a évolué entre hier …

 7)         Marie Curie – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/exhibit/marie…/ARlN_8xF?hl=f

Je suis de ceux qui pensent que la Science a une grande beauté.”

 8)         De la gare au musée d’Orsay rénové – Institut … – Google

https://www.google.com/culturalinstitute/exhibit/…/ARK7SK5T?hl=fr

Pour le peintre Edouard Detaille, la gare est « superbe et a l’air d’un palais des Beaux-Arts ». L’ambition de Victor Laloux était d’ailleurs d’offrir des espaces « plus …

 9)         La Statue de la Liberté – Institut culturel de Google

https://www.google.com/culturalinstitute/exhibit/la…/QRWHcXMU?hl=fr

À la fois œuvre d’art et exploit technique, « La Liberté éclairant le monde” dite la Statue de la Liberté, a été imaginée par le sculpteur français Frédéric Auguste …

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SURPRENANTES SORTIES DE CADRE   Leave a comment

Les sujets s’animent dès la dernière lumière éteinte dans un musée…..de superbes images plus vraies que nature !!

Surprenantes sorties de cadre

Surprenantes sorties de cadre

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APRES LA FERMETURE DES MUSÉES !   Leave a comment

Il s’en passe des drole de choses après la fermeture des portes d’un célèbre musée…..les tableaux s’animent et les personnages sortent de leur cadre….étonnant et très beau !

Après la fermeture des musées

Après la fermeture des musées

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Philae : les observations à la surface de la comète sont « une très grosse surprise »   Leave a comment

Philae : les observations à la surface de la comète sont « une très grosse surprise »

Le Monde.fr | 13.11.2014 à 20h39 • Mis à jour le 14.11.2014 à 16h20 |Propos recueillis par Audrey

Garric

Photo d'un panneau solaire de l'orbiteur Rosetta et de la comète 67P/Tchourioumov-Guérrassimenko prise depuis Philae, le 15 octobre, à environ 16 km de la comète.

Quelques heures seulement après son atterrissage historique sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, le robot Philae, de la sonde Rosetta, a envoyé sur Terre les premières images jamais prises depuis la surface d’une comète. L’astrophysicien Philippe Lamy, directeur de recherches au CNRS et impliqué dans la mission, a expliqué, dans un chat au Monde.fr, comment le module pouvaitfonctionner malgré une position inconfortable et détaillé les promesses offertes par la comète.

Lire : Mission Rosetta : même avec « un pied en l’air », Philae « fonctionne bien »

Clément : Qu’espérez-vous découvrir sur l’univers avec la mission Rosetta ?

Philippe Lamy : Sur l’univers, c’est beaucoup dire. Les comètes sont parmi les corps les plus anciens du système solaire. Les scientifiques espèrent, par différentes analyses minéralogiques, isotopiques et chimiques de la matière cométaire, apprendre comment celle-ci existait à l’état le plus primitif possible. Sachant que sur Terre il est très difficile de trouver des éléments primitifs.

Vincent : L’atterrissage de Philae sur cette comète est un exploit en soi. Néanmoins, les données récupérées seront-elles suffisantes pour répondreà ces différentes questions si Philae n’arrive pas à s’amarrer et donc à forer?

Philippe Lamy : Si Philae ne réussit pas à forer et à analyser la matière sous la surface, ce sera une grosse perte. Mais il est trop tôt pour dire si cette capacité est perdue. Je crois qu’il va y avoir de nouveaux essais de harponnage. Peut-être même est-il possible pour Philae de forer sans être harponnée. Je pense que de toute façon, l’expérience sera tentée.

Vidéo suggérée sur le même sujet

  • Le robot Philae envoie des images spectaculaires de la comète Tchouri

Le robot Philae a commencé jeudi 13 novembre à recueillir des images spectaculaires de la comète « Tchouri », malgré une position inconfortable, une patte « en l’air » et dans

l’ombre, ce qui risque de diminuer l’efficacité de ses batteries solaires. 00:55

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Raph : La mission a-t-elle d’ores et déjà apporté des informations nouvelles sur les comètes, par exemple sur leur surface ?

Philippe Lamy : Tout à fait. La campagne d’observation qui s’est déroulée depuis mars avec l’acquisition d’images, mais aussi des mesures in situ de composition a déjà beaucoup apporté. En ce qui concerne les images, la forme inattendue de la comète, bilobée, peut-être suggère une formation très ancienne de deux corps qui se seraient rencontrés à faible vitesse et se seraient agglomérés. Ce qui aurait des implications pour les mécanismes de formation des comètes.

Ensuite, l’état de surface est une très grosse surprise. Nous avons essentiellement deux types de terrains : des zones relativement étendues qui ressemblent presque à des dunes, probablement un gravier beaucoup plus gros ; et d’un autre côté des surfaces type rocheuses très dégradées, avec des éboulis, des rochers dispersés, des bassins en partie effondrés. C’est une très grosse surprise par rapport aux autres noyaux cométaires qui ont été visités dans des missions spatiales passées.

Flo : D’après quels critères 67P a-t-elle été choisie ?

Philippe Lamy : 67P a été choisie dans un deuxième temps. La mission initiale Rosetta devait rencontrer la comète 46P Wirtanen. Mais s’est passé un incident : le vol précédent de la fusée Ariane 5 a été un échec, en décembre 2002, et il y a eu une enquête pour comprendre ce qui s’est passé, ce qui prend du temps. Or la comète n’attend pas : on vise un point de rencontre dans le ciel, et si on arrive quelques mois ou années après, la comète est partie de cet endroit.

A partir du moment où on a un créneau de lancement, on ne peut atteindre qu’un petit nombre de comètes. Il y a donc eu une sélection à partir des trajectoires et des orbites des comètes. A partir de là, une liste d’environ cinq comètes a été établie, et l’analyse finale a permis de choisir la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Ce sont donc des critères de faisabilité et de trajectoire qui ont joué, plutôt que des critères scientifiques.

Sophie : Connaît-on la densité de la comète ? S’agit-il d’une « boule deneige » légère ou d’une « boule de glace » compacte ?

Philippe Lamy : Pour la première fois on a déterminé de façon assez précise la densité d’une comète. En ce qui concerne « Tchouri », elle est de 0,47 grammes par cm3. Un peu moins que la moitié de la densité de l’eau ou de la glace.

Cela a une implication immédiate : sachant que pour l’essentiel un noyau cométaire est constitué de glace et d’eau, et de divers silicates, cette densité très faible impose que le noyau est fortement poreux. On estime cette porosité moyenne à 70-80 %.

La comète ne « chante » pas vraiment, mais émet des oscillations dans le champ magnétique qui l'entoure. Les scientifiques ont pu l'enregistrer grâce à la sonde Rosetta.

Pierre : La mission Rosetta a duré dix ans. Pendant ce temps, la sonde était-elle surveillée en permanence par une équipe dédiée ou bien y a-t-il eu une « hibernation » pendant quelques années ?

Philippe Lamy : La mission s’est déroulée en deux parties. D’abord, la sonde a été surveillée, et utilisée à deux reprises pour des missions scientifiques : les survols des astéroïdes Steins et Lutétia. A l’issue de ce second survol, quelques mois après, la sonde a été placée en hibernation, qui a duré environ trois ans, de juin 2011 à janvier 2014. Suivre une mission spatiale coûte cher, il faut des ingénieurs et des techniciens, l’idée était de réduire le coût de la mission par cette hibernation. La sonde a été réveillée mi-janvier 2014.

Voir : La mission Rosetta en images

Claire : A quelle époque et par quels moyens d’autres noyaux cométaires ont-ils été visités ? Quelles ont été les différences observées avec la comète 67P ?

Philippe Lamy : Le premier noyau cométaire qui a été survolé en 1986 était déjà une grande première, une mission de l’Agence spatiale européenne (ESA). Elle a survolé de noyau de la comète Halley. Il y avait une très forte motivation pour fairecette mission. Puis toutes les missions qui ont suivi ont été menées par la NASA. Elles ont survolé plusieurs comètes : Wilde-2, Borrelly, Temple-1 et Hartley-2.

Boy : Y a-t-il actuellement d’autres missions ou sondes lancées ?

Philippe Lamy : Non, actuellement, il n’y a pas de programme de l’ESA en cours. Du côté de la NASA, la mission New Horizon va arriver à la planète Pluton l’année prochaine, et surtout, va poursuivre sa course et rencontrer ce qu’on appelle un objet transneptunien, un petit corps situé au-delà de l’orbite de Neptune. On estime que ces objets sont encore plus primitifs que les comètes, car ils n’ont jamais été dans le système solaire interne.

La zone d’atterrissage de Philae sur la comète "

Stéphane : Sait-on sur quelle type de surface Philae est-elle posée ? Les images semblent montrer de la roche, ou peut-être de la glace. Cela a-t-il une implication sur les possiblités de forage ? En terme de résultats, quel serait le matériau « idéal » ?

Philippe Lamy : Actuellement, l’équipe des opérations de l’ESA ne sait toujours pas où s’est posé Philae. Le module a touché la comète très près de l’endroit prévu, mais a ensuite rebondi deux fois, un « énorme bond » puis un saut plus petit. Nous ne savons pas dans quelle direction exactement. Pendant la conférence de presse de l’ESA [jeudi à 14 heures] les équipes ont montré un lieu potentiel d’atterrissage final, mais non confirmé. Sinon, il n’y a pas de raison depenser qu’une zone d’atterrissage est plus intéressante qu’une autre.

Totor : Quelles sont les molécules « primitives » que l’on espère trouver et pourquoi ?

Philippe Lamy : On connaît déjà un certain nombre de molécules complexes détectées dans d’autres comètes, presque une vingtaine. Cette fois, on recherche plutôt des molécules plus en profondeur : l’idée est de forer à au moins une vingtaine de centimètres pour avoir accès à une matière aussi peu modifiée que possible.

Il s’agit en particulier de rechercher des molécules carbonées plus complexes que celles qui ont été détéctées jusqu’à maintenant, qui pourraient s’approcher de molécules prébiotiques – molécule organique formée sans l’intervention des êtres vivants. Les comètes auraient en effet apporté les éléments constitutifs de la vie sur Terre, ainsi que tout ou partie de l’eau présente sur notre planète.

JeanB : Les intruments de Rosetta et/ou Philae sont-ils capables de mesurerle rapport deutérium/hydrogène, très important pour comprendre l’origine des océans terrestres ?

Philippe Lamy : Tout à fait. La signature de l’origine de l’eau se fait par le rapport deutérium/hydrogène, qui a déjà été mesuré par l’instrument Rosina sur l’orbiteur Rosetta. Le deutérium est un isotope de l’hydrogène qui a été créé à l’époque du Big Bang. Le résultat est connu, mais sous « embargo » par l’équipe de Rosina. Une première série de publications devrait sortir dans quelques semaines dans la revue Science.

Laurent : Y a-t-il une possibilité de découvrir des matières/molécules/éléments inconnues sur Terre ?

Philippe Lamy : C’est une question très difficile. Je pense que c’est peut-être possible. Les équipements les analyseraient, et les données seraient publiées dans les revues scientifiques.

Kerridween : Ne craignez-vous pas laltération des molécules analysées du fait de la présence d’un corps étranger, en l’occurence Philae ?

Philippe Lamy : En principe, toutes précautions sont prises pour éviter ce type de contamination. Ce sont des techniques développées en particulier pour les missions martiennes. Il y avait parmi leurs objectifs des recherches de traces de vie, donc il était important qu’il n’y ait pas de contamination.

Sim : Combien de temps la sonde va-t-elle être capable de travailler ?

Philippe Lamy : Il semble que Philae se trouve actuellement dans une zone en dévers, avec des rochers à proximité, qui font que son ensoleillement, nécessaire à la recharge de la batterie, n’est pas optimal. Un seul panneau solaire semblerecevoir la lumière de soleil actuellement.

La mission Rosetta n’est pas limitée par des contraintes de puissance électrique, mais par des contraintes opérationnelles. On estime qu’elle sera remplie fin 2015. Car la comète aura passé son périhélie en août 2015, c’est-à-dire le point le plus proche du Soleil. Rosetta va continuer à accompagner la comète au-delà, puis on verra son activité décroître. Il paraît intéressant de comparer l’état de la surface du noyau de la comète à la fin de la mission, et avant, au moment des premières images, pour étudier toutes les modifications.

Une représentation du module Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Champollion : Quelle est l’autonomie des batteries de Philae ? 

Philippe Lamy : Il y avait deux systèmes séparés : une pile d’une capacité de trois heures environ, pour faire l’ensemble des mesures avec tous les instruments ; et une batterie rechargeable, qui est prévue d’être rechargée par les panneaux solaires. Il est sûr que son fonctionnement sera réduit en capacité et en temps.

Marianne : Pourquoi l’autonomie de Philae est-elle si faible ?

Philippe Lamy : C’est une question de masse. L’ensemble de la charge utile de Rosetta est limitée par les capacités de lancement. Philae doit donc comporterses propres systèmes de télécommunication, et son système de navigation et de fourniture d’énergie, soit eviron 10 kg d’instrumentations scientifiques. Les ingénieurs font des compromis, et le dimensionnement de la pile et de la batterie a été fait en proportion.

Fred : Pourquoi ne pas avoir utilisé un générateur éléctrique à radioisotopes comme Curiosity ou Voyager ?

Philippe Lamy : Effectivement, c’est une technologie très utilisée par la NASA pour ses missions lointaines. Mais la mission Rosetta a été démarrée il y a 25 ans, lorsque l’Europe ne disposait pas de cette technologie.

Kerridween : Est-il possible alors d’utiliser les panneaux solaires de Rosetta pour faire « réfléchir » la lumière du soleil sur Philae et lui permettre derecharger ses batteries pour optimiser son autonomie ?

Philippe Lamy : C’est de la science-fiction !

Matthieu : Parmi les missions de Philae, quelles sont celles qui risquent d’être compromises ?

Philippe Lamy : Je ne pense pas que des mesures seront compromises pour des questions de piles. La capacité de la pile a été dimensionnée pour que l’ensemble des instruments puissent fonctionner au moins une fois. Si tout se passe bien, le programme initial où tous les instruments effectuent leurs mesures devrait sedérouler normalement.

Beaucoup de mesures sont purement passives : température, mesures physiques, et peuvent être effectuées sans risques. Mais le système de forage est-il capable de fonctionner sans ancrage, là est la question. Mais ce sera tenté.

Lire : Philae : huit outils fonctionnent, deux défaillants

Nicolas : J’ai cru comprendre que l’équipe ne s’attendait pas à de tels rebonds et qu’elle l’attribuerait à la structure du sol. Faut-il comprendre que le sol est plus dur (ou plus tendre ?) que ce que les experts anticipaient ?

Philippe Lamy : Non, je crois que le rebond est dû au fait que le système de jet de gaz qui devait plaquer Philae au sol dès le premier contact n’a pas fonctionné. Effectivement, une fois plaqués les harpons devaient être actionnés et ancrerPhilae. On pense que le système de jet de gaz n’a pas fonctionné, Philae a tout de suite rebondi. Ce qui n’est pas clair, c’est si les harpons ont été actionnés quand même. Donc toute la séquence qui était prévue : jet de gaz, harpons, puis trois vis qui devaient pénétrer dans le sol ne s’est pas déroulée correctement.

Capitaine : Y aura-t-il un autre rebond de Philae et comment ?

Philippe Lamy : Je n’ai pas entendu pendant la conférence de presse de l’ESA qu’il était question de créer un nouveau rebond. Il est possible qu’il y ait un essai de nouvel ancrage. Nous en saurons plus dans les heures qui viennent.

Chris : Pourquoi Philae n’est-il pas doté d’un moyen de se mouvoir ?

Philippe Lamy : Philae est déjà extraordinairement compliqué. Une capacité de mobilité aurait été strictement impossible car techniquement trop difficile. Déjà un simple atterrissage pose problème, alors faire rouler un engin sur un sol totalement inconnu, personne ne s’y serait risqué. Et il faut songer que Philae ne fonctionne qu’avec quelques watts.

Maître Yoda : Philae s’est posé sur un terrain pentu. Est-ce une contrainte supplémentaire pour son bon fonctionnement ?

Philippe Lamy : Actuellement, nous ne connaissons pas la nature et l’inclinaison du terrain où se trouve Philae. Ce qui était sûr, c’est que parmi les critères de choix pour l’atterrissage, aucune pente ne devait être inférieure à environ 30 degrés, afin d’éviter un basculement de Philae à l’atterrissage.

Jean : Quel est le rôle de Rosetta pendant le travail de Philae ?

Philippe Lamy : Rosetta a une fonction essentielle : relayer les ordres transmis à Philae et renvoyer les données vers la Terre. Rosetta dispose de beaucoup plus de puissance et peut donc retransmettre les informations vers la Terre.

Hugo : A quelle vitesse à laquelle la comète avance-t-elle et combien de temps Philae peut-il continuer à transmettre ses informations jusqu’à nous ?

Philippe Lamy : La comète est sur une trajectoire elliptique avec une vitesse de 18 km par seconde, qui va augmenter. Philae peut transmettre des informations tant qu’il dispose de puissance. Tout dépend de la capacité de recharge des batteries. « Tchouri » est en train de se rapprocher de nous, elle est à environ trois unités astronomiques – la distance entre le Soleil et la Terre. C’est l’étalon de mesure dans le système solaire.

Jean-K : En combien de temps les informations envoyées par Rosetta arrivent-elles à la Terre ?

Philippe Lamy : 28 minutes actuellement.

Nongtaba : Pensez-vous que l’on sera capable de ramener des poussières ou des fragments de comète sur Terre ?

Philippe Lamy : Ce n’est pas dans les objectifs de la mission. Lorsque cette mission a été élaborée, elle prévoyait effectivement un retour d’échantillon. Au bout de quelques années d’études, on s’est rendu compte que c’était trop ambitieux et trop coûteux, et on a revu la mission à la baisse.

Peter : Pourquoi les photos prises par Philae et Rosetta sont-elles en noir et blanc ?

Ed : Y a-t-il une caméra qui pourra nous donner des photos en couleur à bord, comme Curiosity sur Mars) ?

Philippe Lamy : Il faut bien comprendre qu’une caméra scientifique destinée à fairedes mesures très précises est monochrome. On peut faire de la couleur en combinant des images, car il y a des filtres qui prélèvent dans le spectre visible du bleu, du vert, de l’orange, du rouge, pour simplifier. On est donc capable dereconstituer des images en couleur, mais ça n’a pas grand intérêt. Si on regarde la comète avec un filtre orange ou vert et qu’on la regarde avec un filtre orange ou rouge, on verra strictement la même chose.

Philae et Rosetta se sont séparés mercredi 12 novembre, peu après 10 heures.

Nongtaba : Quelles sont les prochaines étapes si la mission tient toutes ses promesses ?

Philippe Lamy : La campagne prévue, c’est de faire fonctionner Philae aussi longtemps que possible, avec une priorité, dans les premiers jours, aux instruments et à la transmission de leurs résultats. Des mesures sont effectuées en parallèle sur l’orbiteur. Et lorsqu’il y aura une diminution ou un arrêt de l’activité de Philae, Rosetta va reprendre son programme d’observation avec l’ensemble de ses instruments.

Nicolas H : Qu’adviendra-t-il de Rosetta et Philae à la fin de leur mission ?

Philippe Lamy : Philae, difficile à dire. Tout dépend s’il est bien ancré ou non. A terme, il pourrait être éjecté par les gaz lors de passage au périhélie. Même s’il est ancré fermement, il ne pourra pas rester indéfiniment car les comètes s’érodent progressivement, donc le sol environnant va disparaître petit à petit. Rosetta, elle, va continuer à accompagner la comète jusqu’en décembre 2015.

Fanny : Le succès de cette si longue mission pourrait-il conduire àreproduire ce type de projet ?

Philippe Lamy : On fait rarement, pour ne pas dire jamais, la même mission spatiale. On essaie toujours de progresser. Il y a un projet aux Etats-Unis qui consisterait à avoir un module qui se déplacerait par petits sauts sur la surface d’une comète. Mais c’est dans les projets, rien n’est décidé.

LE SI MYSTÉRIEUX CHÂTEAU DE PIERREFOND   4 comments

 Ce si mystérieux et incroyable château de PierrefondsOISE.

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Avec quelque 135 000 touristes l’an dernier, l’édifice est le 3e site historique le plus visité de Picardie. Restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, il regorge toujours de secrets. Partons à la découverte de sa partie méconnue…

LA CHAMBRE BLANCHE, La chambre bleue.

Celle de l’Impératri­ce Eugénie, où elle n’est d’ailleurs jamais venue. De grandes pièces, vi­des de meubles et de tableaux, mais emplies de mysticisme, froides et ef­frayantes parfois. C’est aussi cela le château de Pierrefonds. Celui auquel le public n’a pas accès. Parce que les escaliers sont trop raides, parce que la sécurité des visiteurs ne serait pas assurée. Surtout quand il s’agit de grimper tout en haut de la tour Jules- César, la plus haute de l’édifice, et d’aboutir dans une rotonde battue par les vents qu’on sent pénétrer en soi. « Il y a un côté sacré dans ces lieux », confie Eva Grangier, l’admi­nistratrice du château. C’est avec elle que nous avons pu découvrir la par­tie méconnue de cette construction massive du XVe siècle, qui doit son visage actuel à l’architecte Viollet-le-Duc, qui l’a restaurée et magnifiée au XIXe après une histoire tourmentée.

 

Il a changé plusieurs fois de propriétaires

La construction est donc lancée en 1396 par Louis d’Orléans, l’un des fils de Charles V. Le château doit servir à la surveillance des échanges com­merciaux entre les Flandres et la Bourgogne, deux domaines gérés par les Ducs de Bourgogne, grands ri­vaux de la famille d’Orléans. Mais les Bourguignons en prendront, pendant plusieurs décennies, le commandement après d’âpres batailles.

Aux XVI° et XVII° siècles, il change plusieurs fois de propriétaires. Une chose reste : il est toujours au centre d’enjeux économiques et guerriers entre les grandes familles de France.

En partie incendié, détruit, il devient une ruine. Il ne devra son retour en grâce qu’à Viollet-le-Duc sur ordre de Napoléon III.

Aujourd’hui, il existe une partie visible du château. Celle que 135.000 personnes ont parcourue en un an, ce qui en fait le 3° lieu historique le plus visité de Picardie, après la Cathédrale d’Amiens (Somme) et le domaine de Chantilly. Parmi les pièces envoûtantes, mise à part la grande salle où sont données les réceptions officielles, il ne faut à aucun prix, manquer celle où est donné, en continu, le bal des gisants. Des dizaines de personnages figés dans la pierre sont nichés dans une pièce tout en longueur, dans une quasi- obscurité. Cette « attraction », en pla­ce depuis 2009 renforce l’intérêt de la visite d’un château dont, trop souvent, le public dit qu’il est vide.

« Dans l’avenir, nous allons repenser le circuit de visite, afin de le rendre plus accessible. En Avril 2015 nous accueillerons une exposition exceptionnelle sur le thème des costumes de scène », ajoute l’administratrice.

RÉGIS LEFÈVRE

¦ PRATIQUE     

SITUÉ À 15 KM À L’EST de Compiègne (Oise), le château de Pierrefonds est accessible par l’autoroute A1 depuis la capitale ou le nord du pays, puis par la D 973 à partir de Compiègne. Le site est ouvert du mardi au dimanche, inclus de 10 à 13 heures et de 14 heures à 17 h 30.

L’entrée plein tarif est de 7.50 €, le tarif réduit de 4.50 €.

L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans, et, pour les groupes de plus de 20 personnes, elle est à 6 € par personne.

L’accès au parc, jusqu’à  la grille d’entrée, et a la promenade autour du château, est gratuit.

Informations et réservations au 03 44 42 72 72 ou sur www.pierrefonds.monuments-nationaux.fr

 

www.leparisien.fr/77

DIAPORAMA

L’édifice comme vous ne l’avez jamais vu

 

 

Même Michael Jackson y est venu……

Outre les stars qui y ont tourné leurs films, le château a connu une visite aussi inattendue qu’inoubliable.

« Michael Jackson est là, dans la cour. Il est accompagné de son avocat et de son agent », avait lancé, à l’époque, un gardien au personnel du château. « Et ce n’était pas une blague, c’était bien lui », ajoute un témoin. Au début de l’été 1996, the King of Pop débarque donc dans l’enceinte pétrifontaine. Il a le bas du visage masqué par un loup. Mais c’est bien lui, et pas un sosie. Il visite brièvement le château, et repart aussi mystérieusement qu’il était venu. Par la suite, ce passage de la star sera fantasmé, déformé, revisité.

« Le bruit a couru qu’il voulait s’offrir le château et son domaine, et qu’on lui aurait expliqué qu’en France, on ne vendait pas ainsi des édifices appartenant à l’Etat », se souvient un habitué des lieux.

Il poursuit :

« Il a même été question qu’il rachète tout le village, qu’il aurait fait raser ensuite pour y bâtir un Neverland à la picarde ». Rien de tout cela n’est vrai. En fait, Michael Jackson voulait se faire construire une maquette du monument.

Et c’est ce qui s’est produit. Le chanteur avait mis, en bonne place, sa maquette dans son ranch californien. Il l’a conservée jusqu’à sa mort, en juin 2009, et en était très fier. Ses enfants, eux aussi, l’aimaient beaucoup.

 

Un lieu de tournage très recherché

                   « IL INSPIRE L’IMAGINAIRE, le rêve. Il est donc logique que des cinéastes se soient intéressés très tôt au château, explique Eva Grangier, administratrice du lieu. Des films muets y ont été même tournés. »

« La merveilleuse vie de Jeanne d’Arc, fille de Lorraine », de Marco de Gastyne, y est mis en boîte, dès 1929. La pucelle d’Orléans, qui a été arrêtée à Compiègne, est décidé­ment un personnage vedette du château, puisque soixante-dix ans plus tard, Luc Besson vient y tour­ner son film éponyme avec, en tête de distribution, son épouse de l’épo­que Milla Jovovich.

Tout au long des cent dernières années, le château de Pierrefonds a fait rêver divers metteurs en scène. André Hunebelle y est venu pour « le Bossu » en 1959, et Pierre Gaspar-Huit pour « Capitaine Fracasse » en 1961. La place a souvent été faite aux comédies : en cela, Jean-Pierre Desagnat a été un précurseur, en 1980, avec « Les Charlots contre Dracula », mais aussi Jean-Marie Poiré, qui y a tourné des scènes de ses deux épisodes des Visiteurs, en 1993 et en 1998.

« De nombreux habitants du Compiégnois avaient servi de figu­rants. Le midi, on déjeunait avec Jean Réno et Christian Clavier, c’était sympa », se souvient un habi­tant d’un village voisin.

Mais la dernière grande produc­tion en date qui a marqué le châ­teau est « Merlin », une série britan­nique diffusée à la télévision en­tre 2008 et 2012, et dont une partie des 65 épisodes a été tournée dans l’enceinte. « Ce feuilleton a eu des retombées touristiques très impor­tantes pour nous, reprend Eva Grangier. Depuis, nous avons de nombreux visiteurs britanniques qui veulent tout savoir au sujet du tournage de cette série. »     R.

http://www.leparisien.fr/77

VIDÉO

Les mystères du château

Publié 27 octobre 2014 par micdec dans Arts Visuels, Château, Le Passé, Pierrefond, Visites Diverses

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CHAMBORD Visite du 26 avril 2012 avec le Club des Retraités de Coignières   5 comments

 

Visite du Château de CHAMBORD le 26 avril 2012 avec le CRC

Chef d’oeuvre de la Renaissance Française

Sur les traces de François 1er (le Roi Chevalier) le grand roi qui imagina et construisit Chambord de 1516 à 1547.

C’est le château de toute sles démesures, avec ses 426 pièces, ses 282 cheminées….

et son célèbre escalier à double révolution conçu par Léonard de Vinci.

Visite du château de  CHAMBORD avec le CRC le 26 avril 2012

Vue panoramique réalisée a partir de trois de mes photos

Une vidéo venant du Web décrivant très bien le château et ses particularités

 

                    

                                                                                              

                               

 

 
 

Spectacle équestre et Médiéval : « Le Roi Chevalier »

 

Mis en scène par Lario LURASCHI

Divertissement en 8 tableaux déroulant les faits marquants de la vie de François 1er, Marignan, le Camps du drap d’or etc…

 

 

 
                       
 
 
                      
 
 
                      
 
 
                      
 
 
             
 
 

Montage Vidéo du spectacle équestre

 

Le son est parfois mauvais du fait des echos accoustiques du châpiteau 

 

 

Promenade en calèche

 

Au rythme des pas des chevaux nous découvrons les vues extérieures du château

et nous pénétrons la plus réputée des réserves naturelles françaises où vivent en liberté, cerfs, biches et sangliers.

 

Lorsque je faisais encore de l’équitation, il y a une vingtaine d’anées, je montais le plus souvent une superbe jument nommée Annabelle.

Elle était « taillée » comme le percheron de la seconde photo et debout à côté d’elle, je ne pouvait même pas voir la paysage par dessus sa croupe  ! (je mesure 1,78 m LoL)

Elle était d’humeur joyeuse et adorait me faire des farces, comme me coincer doucement contre le mur de sa stalle ou gonfler sa poitrine alors que je tendais la courroie de sa selle..

Elle aimait  aussi tirer l’épaule de  ma veste avec ses dents….Et alors, a voir sa tête en ces moments là, j’étais persuédé qu’elle riait « sous cape » ! Sacrée Annabelle…..

                  
 
           
 
 

Un peu d’Histoire

Chambord

Le domaine national de Chambord est honoré de vous accueillir au sein de cet ensemble patrimonial unique en Europe inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Il espère que le présent document vous permettra de profiter au mieux de votre visite à Chambord.

Toutefois ce dépliant ne se substitue pas aux visites guidées et audioguidées qui vous sont proposées afin d’approfondir votre connaissance du monument.

Il n’y a pas de parcours imposé ; vous pouvez commencer où vous le souhaitez.

 

 

 

Le jeune roi François 1er a vingt-cinq ans lorsqu’il lance, en 1519, l’immense chantier du château de’Chambord.

À cette même époque cinq grandes puissances se disputent alors la suprématie européenne et les jeux d’alliances se font et se défont entre la France, les Etats du pape en Italie, l’Angleterre, l’empire Ottoman et l’empire de Charles Quint.

Dès son accession au trône en 1515, François Ier part conquérir la province du Milanais en Italie que son prédéces­seur Louis XII n’avait su conserver.

De retour en France, marqué par sa victoire de Marignan et influencé par l’archi­tecture italienne de la Renaissance, le jeune roi ambitieux et passionné de chasse entreprend la construction du château de Chambord.

Tout en conservant, dans sa conception, l’appa­rence d’une forteresse médiévale (un donjon central flanqué de quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte clôturant le tout) Chambord est la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l’architecture novatrice de la Renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres et des moulures horizontales rythmant les façades).

Voulu comme un relais de chasse, Chambord possède une architecture qui en a fait le château de toutes les démesures : 156 mètres de long, 56 mètres de haut, 77 escaliers, 282 chemi­nées et 426 pièces.

Pourtant, malgré ses dimensions colossales, la silhouette du château séduit toujours par sa grâce et son équilibre.

De tous les matériaux utilisés pour cette construc­tion, c’est le tuffeau qui attire l’œil du visiteur. Bien qu’utilisée dans la majorité des sites du Val de Loire, c’est certainement à Chambord que cette pierre calcaire, à la fois tendre et fragile, est travaillée avec le plus de virtuosité.François Ier ne séjourne à Chambord que 72 jours en 32 ans de règne.

Il ne voit pas l’achèvement de son œuvre. A sa mort en 1547 seuls le donjon et l’aile royale sont terminés. Henri II, son fils, et Louis XIV, également passionnés de chasse, donneront à Chambord l’allure que nous lui connaissons aujourd’hui.

Les grands personnages du château une occupation intermittente

•François Ier (1494-1547) roi de France, commanditaire du château

• Gaston d’Orléans (1608-1660) frère de Louis XIII, séjourne à Chambord et Blois de 1634 a 1643 et de 1652 à 1660

• louis XIV (1638-1715) roi de France, séjourne 9 fois à Chambord de 1660 à 1685

• Stanislas Leszczynski (1677-1766) roi de Pologne en exil, beau-père de Louis XV, y habite de 1725 à 1733

• Le maréchal de Saxe (1696-1750) reçoit le domaine de Louis XV et y donne des fêtes somptueuses pendant 2 ans

• Le duc de Bordeaux, comte de Chambord (1820-1883) petit-fils de Charles X, reçoit le château en 1821 par souscription nationale

• L’Etat français rachète le château aux héritiers du comte de Chambord en 1930

 

Le donjon et l’escalier

         

  

  Rez de chaussée

      

Au centre du donjon s’élève le célèbre escalier à doubles révolutions desservant les trois étages du château. Celui-ci est constitué de l’imbrication de deux escaliers en vis évoluant autour du noyau creux central. Cet ensemble supporte la tour lanterne surmontée de la fleur de lys. Deux personnes empruntant chacune une volée d’escalier peuvent s’apercevoir par les ouvertures pratiquées dans le noyau mais ne se rencontrent jamais ! Son décor sculpté est l’un des chefs d’œuvre de la Renaissance française. A chaque étage autour de l’escalier se déploient quatre vestibules formant une croix. Ces salles distribuent quatre quartiers d’habitation tous parfaitement identiques. Ce plan très novateur en France et l’ingéniosité de l’escalier central suggèrent que Léonard de Vinci, venu en France à la demande de François ! » dès 1516, pourrait être l’un des inspirateurs du projet.

 

 La salle des Carrosses

 Ces voitures à cheval, qui ne furent jamais utilisées, ont été réalisées pour le comte de Chambord en 1871 par le carrossier Binder. La sellerie fut commandée à la célèbre maison parisienne Hermès.

  

La salle audiovisuelle

 

 Un film de 15 minutes en images de synthèse vous retrace en français, anglais et italien, les grandes lignes de l’histoire et de la construction du château. Ce document audiovisuel constitue une introduction indispensable à la visite.

 De plus amples informations vous sont par ailleurs fournies dans chaque salle du château par des cartels aux couleurs référencées dans les plans de ce dépliant.

 

 

Premier étage : appartrements Royaux

 

Le premier étage permet aux visiteurs de découvrir les différents états d’habitation du château, du XVIe au XIXe siècle, par une évocation des aménage­ments intérieurs tels qu’on pouvait les voir à ces époques.

La chapelle

La construction de la chapelle, commencée par François Ier au même niveau que son logis, n’est terminée que sous le règne de Louis XIV par Jules Hardouin-Mansart, l’architecte de Versailles. De dimensions exceptionnelles, c’est la plus grande pièce du château.

Le logis du roi François I »

Initialement installé dans le donjon, le roi décide le transfert de son logis dans l’aile est, accessible par une galerie et un escalier en vis hors œuvre. Cette aile est composée d’une chambre, de deux cabinets, d’un petit oratoire et d’une salle du conseil d’une superficie initiale de 270 m2, mais cloisonnée depuis le début du XVIIe siècle par Gaston d’Orléans (frère de Louis XIII et oncle de Louis XIV.)

L’appartement de parade

En 1680, pour se conformer aux règles de l’étiquette qui s’imposent sous le règne de Louis XIV, les deux appartements situés le long de la façade nord sont réunis en condamnant le vestibule nord. Salle des gardes, première, seconde antichambre, chambre de parade et pièces privées, se succèdent comme à Versailles. Le décor de l’appartement de parade que vous visitez aujourd’hui est celui réalisé pour le maréchal de Saxe (XVIIIe siècle). L’ameublement est restitué à partir de ce dernier état connu.

L’appartement de la reine

Occupé par les deux épouses successives de Louis XIV, Marie-Thérèse d’Autriche puis Madame de Maintenon, l’appartement de la reine est

situé dans la tour adjacente à l’appartement du roi. Comme celui-ci, il était composé d’une salle des gardes, de deux antichambres, de la chambre et de pièces privées. L’une des antichambres est transformée en salle à manger au XIXe siècle par la duchesse de Berry.

Les appartements du XVIIIe siècle

Chambord n’a jamais été autant habité qu’au XVIIIe siècle (12 ans). Ces appartements étaient occupés par les intimes de Stanislas Leszczynski et du maréchal de Saxe puis par les gouverneurs de Chambord. Les critères de confort ont bien changé depuis François Ier : afin de parvenir à se chauffer, on diminue les volumes des salles, en les cloisonnant, en créant des alcôves et en abaissant les plafonds. Des cheminées de taille plus modeste sont aménagées dans les grandes cheminées du XVIe siècle.

Le musée du comte de Chambord

Ce quartier d’habitation a été réaménagé pour évoquer une période singulière de l’histoire de France. Le comte de Chambord est propriétaire du château de 1821 à sa mort, en 1883, mais n’y séjourne que 3 jours. Dernier des Bourbons, il est appelé à monter sur le trône de France en 1871 à la suite de la défaite de la France par les Prussiens. Refusant d’adopter le drapeau tricolore, il repart en exil et la Troisième République est proclamée. Le musée expose entre autres, la collection de jouets militaires du comte, sa vaisselle et son argenterie, un lit d’apparat, ainsi qu’une série de gravures et de portraits ayant appartenu à sa mère, la duchesse de Berry.

 

 

Second érage                                                                          Les terrasses

 

Le décor des voûtes

      

 Elément incontournable de la visite de Chambord les sculptures des voûtes des grandes salles du second étage associent le F, monogramme de François Ier, à son emblème la salamandre, l’animal mythique capable de vivre dans les flammes. Les salamandres de Chambord illustrent la devise du souverain « nutrisco et extinguo » qui peut se traduire par «je me nourris (du bon feu) et j’éteins (le mauvais feu) ».

 Les voûtes ainsi que les terrasses font actuellement l’objet de campagnes de restauration, afin de stopper la lente détérioration des caissons due aux défauts d’étanchéité des terrasses.

 La Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature Chambord n’existe que par la passion de François l » pour la chasse et le second étage du château est consacré à cette thématique. Le quartier nord évoque les différents types de chasse au XVIe siècle. Dans les autres cantons, les collections de tapisseries sur les grands mythes antiques liés à la chasse témoignent de l’inépuisable source d’inspiration qu’est la chasse pour les artistes.

Les terrasses du château offrent à la fois le spectacle des toitures, étrange symbiose de gothique flamboyant et de Renaissance italienne revisitée par des artisans français, et un magnifique panorama sur le domaine de Chambord. C’est l’endroit idéal pour réaliser les plus belles photographies du château !

Le Parc

Avec un mur de clôture de 32 km de long ouvert par 6 portes, le domaine représente, avec ses 5440 hectares, la surface de Paris intra-muros. Il constitue aujourd’hui le plus grand parc forestier clos d’Europe. Réserve nationale de chasse, Chambord abrite toute une faune de nombreux animaux en totale liberté. Vous aurez peut-être la chance d’apercevoir des sangliers et des cervidés lors de votre promenade dans les 800 hectares accessibles au public le long des sentiers balisés.

Un plan du domaine est à votre disposition à l’accueil du château et au point d’information du village.

Le personnel du château de Chambord espère que cette visite à répondu à vos attentes.

Nous restons attentifs à vos suggestions et un livre d’or est à votre disposition aux points d’accueil.

 

 
 
 
 
 
 
 
 

TOURISME IN PARIS   Leave a comment

Gallery: Paris

Les grandes images sont des panoramiques dans lesquels vous pourrez

vous promener Utilisez votre curseur pour cela et la molette de votre souris

comme zoom et vous pourrez admirer jusqu’au plus petit détail

 

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Paris as it existed April 5 through April 17 in 2010.

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paris, toy, store

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louvre, paris

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paris, louvre, monuments

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paris, knightforhire

 

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paris, knightforhire

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paris park

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Paris the Eiffel Tower

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Gates in Paris

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Grand Palace Paris

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Tracadero with Tower shadow upon it
Paris France

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Paris Grand Palace

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Napoleon

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A detailed image of a famous Garden
in Paris

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Grand palais

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Bridge Alexander in Paris

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Paris Entrance to the Louvre

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Paris Prison

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paris lourve

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Paris Louvre Glass Ceiling

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Paris Haussman and d’Argenson

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Paris Art

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Paris Cafe

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Paris Louvre court yard area

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Paris Magalene

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Bridge Alexander in Paris

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bridge,

Perhaps the most elaborate bridge in Paris with definitely more gold than any
other.

 

Paris Louvre Courtyard and
Pyramids

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paris dog shop

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Paris Louvre with Duck

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paris

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Paris Panthenon

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Park in Paris with collage

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Paris shadow of the eiffel
tower

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Paris Mystery Building

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Pantheon in Paris Ceiling

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Door to the Pantheon in Paris

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Paris Tomb of Napoleon Building

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paris street scene

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Paris Louvre from afar

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balcony of the famous D’Argenson
Hotel

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Famous Hotel d’Argenson in
Paris

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Paris from tower

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Paris arch triumph from tower

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steeple in paris

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from beneath the tower

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Notre Dame in Paris

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Notre Dame Paris France

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napoleon dinner table

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bookstore in paris

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Lebon Homme Toy Store Paris

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Paris Napoleon Apartments

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Madeline Paris France

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Paris Street Scene

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Isabelle in Paris

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Origine
: http://www.gigapan.org/gigapans?gallery_id=7024&order=most_popular&page=6&per_page=10

 

Publié 20 février 2012 par micdec dans Visites Diverses

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